infos diverses - Droits de l'Homme -

Le blog d'infos de Geneviève

16 novembre 2007

Video : Quand le FMI fabrique la misère


voir la vidéo : KLIK

Trailer de la soirée que le GTS (www.groupesankara.be ) à organisé pour commémorer les 20 ans de l'assassinat de Thomas SANKARA. object width="425" height="335">

Posté par Geneviev à 19:15 - mondialisation - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


14 novembre 2007

Paris manifeste son soutien aux 25 de Gênes le 17 novembre

RDV devant l’ambassage italienne à Paris ce samedi 17 novembre à 13H, 51 rue de Varenne, Paris - métro rue du Bac en soutien aux manifestants de Gênes

Suite aux violences policières lors du G8 de Gênes, la commission d’enquête a ét rejetée et 225 années de prison viennent d’être requises à l’encontre de 25 manifestants ; la plainte pour l’homicide de Carlo Giuliani avait été classée sans suite.

(JPEG) Une manifestation aura lieu à Gênes ce samedi 17 novembre en soutien aux 25 manifestants, pour la liberté d’expression et de manifestation, contre les politiques sécuritaires, les racismes, les expulsions, pour un monde sans frontières.

Simultanément, nous, participants aux manifestations de gênes et plaignants, vous appelons à un rassemblement devant l’ambassage italienne à Paris ce samedi 17 novembre à 13H, 51 rue de Varenne, Paris - métro rue du Bac.

Pour en savoir plus :
¬ 17 novembre 2007 : Revenir à Gênes, pour Carlo, pour nous, pour notre futur
http://www.hns-info.net/article.php3 ?id_article=12591

Posté par Geneviev à 11:46 - mondialisation - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 novembre 2007

JAPON : Mourir de faim sur l’autel de la réduction de la dette publique

Mon ventre est vide. Je veux un bol de riz. Je n’ai pas mangé depuis vingt-cinq jours» : ainsi s’achevait, le 5 juin, le journal, révélé mi-octobre, de Hiroki Nishiyama, un homme de 52 ans, mort de faim cet été, à Kokura, une municipalité de Kitakyushu (1,4 million d’habitants), dans le sud-ouest du Japon.

Quotas. Cet ancien chauffeur de taxi sans travail n’aura pas eu le temps, comme il le voulait, de chercher un nouvel emploi. Il est mort deux mois après qu’un des 142 fonctionnaires de la municipalité chargés des régimes de santé et de retraite, a décidé de ne plus lui verser l’aide publique de quelque 100 000 yens (650 euros) qu’il percevait depuis cinq mois. En fait, Hiroki Nishiyama a été la victime d’une politique de quotas : les avancements de ces fonctionnaires dépendent de leur zèle et de leur succès à éliminer des registres de pensions, chaque année, au moins 5 des 73 bénéficiaires dont chacun à la charge.

Réduit à la plus extrême misère et ne pouvant plus se procurer de quoi se nourrir, Hiroki Nishiyama est passé en deux mois de 68 à 54 kilos et en est mort. Dans le journal retrouvé le 10 juillet près de son corps, il avait écrit, le 25 mai : «Il est 3 heures du matin. Cet être humain n’a pas mangé depuis dix jours. Mais est toujours en vie. Je veux manger du riz. Je veux une boule de riz [vendue 60 centimes d’euro dans toute supérette nipponne, ndlr].» Dans un pays où les clochards se cachent dans les parcs pour mourir, et où l’aumône et la charité sont peu acceptées, Hiroki Nishiyama n’était pas non plus un sans-abri. Des clichés publiés par le New York Times ont dévoilé sa baraque exiguë aux murs en partie écroulés, restes de béton et de tôle rouillée, où le gaz et l’électricité avaient été coupés. Les photos montrent un taudis jouxtant des maisons traditionnelles. L’homme s’est éteint dans l’indifférence.

Contacté par téléphone, un responsable des relations publiques de la ville assurait ne pas être au courant de l’affaire. Un fonctionnaire de la division des pensions a fait la même réponse avant de préciser qu’il «ne connaissait pas le cas précis de cet homme mais qu’un appel de la municipalité les a informés de sa mort.» A Kitakyushu, ville où siègent de riches entreprises (comme le géant des toilettes high-tech Toto), c’est la troisième fois qu’un individu meurt de faim en trois ans. Erigée en «modèle»pour sa gestion des comptes publics, la ville ne manque pourtant pas de moyens. Elle a inauguré un aéroport bâti sur la mer en mars 2006.

Cette affaire n’aurait jamais défrayé la chronique si la victime n’avait pas relaté son agonie dans un journal. Symptomatique des lacunes du système nippon de protection sociale, elle n’a pas pour autant suscité de vrai débat. Depuis 2003, des préfectures et collectivités nippones sont prêtes à tout pour rogner sur les systèmes de santé et de retraite d’anciens actifs au chômage, de préretraités et cinquantenaires licenciés sur le tas ou tombés malades, et qui ne furent pas forcément de bons cotisants. En privant ainsi d’une ville à l’autre, des milliers d’individus de l’aide publique, les autorités japonaises espèrent réduire la dette abyssale de leur pays, l’Etat industrialisé le plus endetté du monde (160 % de son PIB selon l’OCDE). Plombée par de lourds déficits budgétaires, sa dette publique atteindra 4 600 milliards d’euros en mars 2008.

Inégalités. C’est un des paradoxes de la deuxième économie mondiale. «Le Japon abrite de nos jours 19,5 millions de pauvres et nouveaux pauvres», rappelle Toshiaki Tachibanaki, un sociologue qui analyse depuis vingt ans la montée des inégalités dans l’archipel. Coïncidence, le 29 novembre, Tokyo s’apprête à accueillir une conférence organisée avec la Banque mondiale, sobrement intitulée : «Réduction de la pauvreté et stratégies de développement dans les pays à faibles revenus».

Michel Temman

QUOTIDIEN : vendredi 2 novembre 2007
http://www.liberation.fr/actualite/monde/288837.FR.php

Posté par Geneviev à 12:05 - mondialisation - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 octobre 2007

Le CADTM appelle à la mise en place d’audits de la dette pour lutter contre les fonds vautours

Comite pour l’annulation de la dette du Tiers Monde (CADTM)

Du 20 au 22 octobre, s’est tenue à Washington l’assemblée annuelle du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. A cette occasion, le Club de Paris, groupe informel regroupant 19 Etats créanciers du Nord chargé de renégocier les dettes publiques bilatérales [1], a annoncé qu’il était sur la point de prendre des « mesures concrètes  » contre les fonds vautours car ces derniers menacent de dépouiller, pour un montant de 1,8 milliard de dollars, les pays en développement bénéficiant d’allègements de dettes.

En effet, la stratégie de ces fonds d’investissement privés est de racheter à très bas prix des créances sur des pays pauvres pour ensuite les poursuivre en justice afin d’obtenir le remboursement de l’intégralité des créances nominales majorées des intérêts de retard, rendant ainsi inefficaces les maigres allégements de dettes consentis par les pays riches. Rappelons que ces fonds vautours ont déjà mis la main sur près d’un milliard de dollars à l’issue de décisions de justice. La dernière en date a été rendue en avril dernier par la Haute Cour de Londres qui a condamné la Zambie à payer au fonds Donegal 17 millions de dollars pour une créance rachetée en 1999 pour seulement 3 millions de dollars.

Le CADTM condamne fermement les fonds vautours et appelle à la mise en place d’audits de la dette pour légitimer l’annulation de la dette du Tiers-monde, seul moyen efficace pour contrecarrer l’activité prédatrice de ces sociétés financières.

La mesure préconisée par la Club de Paris [2], qui consisterait à faciliter le dialogue entre les pays endettés et les pays non membres du Club de Paris de manière à éviter que ces pays vendent leurs créances à ces fonds, est très insuffisante pour empêcher ces actions en justice.
Actuellement, pas moins de quarante procédures ont été déclenchées contre vingt pays essentiellement en Afrique mais aussi en Amérique latine. La RDC totalise à elle seule huit actions en justice dont cinq ont déjà débouché sur une condamnation de l’Etat congolais. Autre exemple, le fonds américain Kensington réclame devant les tribunaux américains 400 millions de dollars au Congo-Brazzaville pour une créance rachetée à 10 millions de dollars. Malheureusement, en l’état actuel du droit et de la jurisprudence, il y a de fortes chances que les juges américains rendent encore une décision favorable à ces fonds vautours.

Face à cette situation révoltante, plusieurs pays créanciers (Grande-Bretagne, Hollande, France, Belgique, Allemagne) ont récemment proposé des mesures pour limiter l’impact de ces fonds vautours comme fournir une assistance juridique aux pays menacés par ces sociétés financières, mettre en place un code de bonne conduite par les créanciers, confier au juge un pouvoir d’équité lui permettant notamment de prendre en compte la situation économique du pays [3] ou encore insérer dans les contrats de prêts des clauses d’affectation des fonds prêtés afin d’épuiser les possibilités juridiques des fonds vautours de réclamer le paiement des créances devant les tribunaux.

Pour le CADTM, l’annulation totale et inconditionnelle de la dette des pays du Tiers-monde est la seule mesure efficace pour faire disparaître ces fonds vautours et l’audit de la dette est l’outil privilégié qui fondera en droit cette revendication. L’audit permettra ainsi d’identifier les dettes illégitimes et odieuses, de souligner la responsabilité des créanciers et de confronter la valeur réelle (déterminée par les marchés financiers notamment en fonction de la capacité du pays à rembourser) et la valeur nominale des dettes (valeur d’origine réclamée par les fonds vautours). Soulignons que le CADTM mène actuellement des audits en Equateur (Commission d’audit instituée par le président Rafael Correa), au Mali et en RDC.

Communiqué de presse - 28 octobre 2007

 

[1] Les 19 pays membres permanents du Club de Paris sont : l’Allemagne, l’Australie, l’Autriche, la Belgique, le Canada, le Danemark, l’Espagne, les Etats-Unis, la Finlande, la France, l’Irlande, l’Italie, le Japon, la Norvège, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Fédération de Russie, la Suède et la Suisse

[2] http://www.brazzaville-adiac.com/...

[3] http://www.assemblee-nationale.fr/...

Source/auteur : Mailing Comite pour l’annulation de la dette du Tiers Monde (CADTM)

Posté par Geneviev à 12:59 - mondialisation - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1