30 novembre 2007
« Faisceaux » : une organisation fasciste légalisée
Le MRAP vient de découvrir avec stupeur l’existence de l’organisation « Faisceaux » qui bien que se déclarant ouvertement fasciste a reçu l’autorisation officielle de la sous préfecture de Nyons le 4 juillet 2007.
Le MRAP s’indigne qu’une organisation qui déclare sur son site que « le racisme est un réflexe naturel et que par conséquent faire des lois contre le racisme c’est aller contre nature » qui affirme « les racistes ont leur place chez nous » ou encore que « les sémites juifs ou arabes ne sont pas compatibles avec les blancs », que « les ennemis sont les maçons, les démocrates, les républicains, les sémites » puisse avoir une existence légale, officialisée par une Préfecture et donc par le ministère de l’Intérieur.
L’existence de cette association est une atteinte aux valeurs de la République. Rappelons qu’il a déjà existé une organisation « Les Faisceaux », qui était la reconstitution de la FANE (Fédération d’action nationaliste et européenne) de Marc Frederiksen. Ce groupement néonazi avait été interdit en 1980, suite à l’attentat antisémite contre la synagogue de la rue Copernic à Paris. Au-delà, le terme « faisceaux » fait ouvertement allusion à l’histoire du fascisme historique, le nom même du fascime italien étant initialement dérivé des « fasces », les faisceaux qui symbolisaient le pouvoir de l’Etat dans la Rome antique.
Le MRAP étudie les poursuites juridiques appropriées contre cette organisation et saisit le ministre de l’Intérieur pour demander son interdiction conformément à la loi française .
Paris, le 28 novembre 2007.
Source/auteur : http://www.mrap.fr/
22 novembre 2007
«Sarkozy s’inscrit dans la dynamique de légitimation du racisme par les élites»
>Doudou Diène, rapporteur sur la discrimination raciale auprès de l’ONU
Recueilli à New York par Isabelle Duriez
QUOTIDIEN : jeudi 22 novembre 2007
Doudou Diène, rapporteur spécial de l’ONU sur le racisme, la discrimination raciale et la xénophobie, et intellectuel sénégalais vivant à Paris, a accusé, devant les Nations unies, le président Sarkozy de «légitimer le racisme».
Pensez-vous vraiment que Nicolas Sarkozy soit raciste ?
Non, je n’ai jamais dit qu’il était raciste. S’il l’était, il n’aurait pas nommé Rama Yade ou Rachida Dati au gouvernement. Mais, par son discours à Dakar [prononcé le 26 juillet, ndlr], il s’inscrit dans ce que je dénonce, dans mon rapport à l’ONU, comme une dynamique de légitimation scientifique et intellectuelle du racisme par les élites. Je cite en particulier le prix Nobel James Watson, qui a affirmé que les Noirs sont moins intelligents que les Blancs. Le discours de Dakar relève expressis verbis des discours racistes des XVIIIe, XIXe et XXe siècles. A l’époque, une abondance de textes légitimaient la colonisation en la présentant comme une entreprise de civilisation pour apporter les lumières à l’homme africain. Sarkozy reprend presque les mêmes arguments. Certes, il dénonce la colonisation en tant qu’entreprise d’exploitation économique. Mais cela n’a pas de sens si c’est pour reprendre son argument fondateur : l’infériorité intellectuelle des Africains. Ce discours a profondément blessé en Afrique. Je crois que ceux qui l’ont écrit et lu n’ont pas assez réfléchi à sa portée.
A quoi faites-vous référence quand vous dénoncez le racisme des élites françaises ?
Je peux vous citer plusieurs exemples récents. Pascal Sevran, qui a justifié le sous-développement du continent africain par la sexualité de l’homme africain. George Frêche, un homme de gauche, pour qui il y a trop de Noirs dans l’équipe française de football. Hélène Carrère d’Encausse, qui a expliqué les émeutes des banlieues par la polygamie des Africains. Il y a un courant profond chez ces intellectuels qui se lâchent littéralement et banalisent des concepts racistes. Ces déclarations ont été condamnées du bout des lèvres par des murmures réprobateurs. Quand on ne condamne pas, il y a connivence, et c’est cela qui est grave. Le discours xénophobe et raciste de l’extrême droite finit par s’infiltrer dans celui des partis démocratiques. Simone Veil, qui est une femme remarquable, le sait très bien : parce qu’elle est juive et qu’elle a la mémoire de la construction intellectuelle de l’antisémitisme, elle s’est immédiatement dissociée des tests ADN pour le regroupement familial.
Comment expliquez-vous cette dynamique ?
L’Occident connaît une crise identitaire grave parce que les identités nationales, constituées pour justifier les Etats nations, ne sont plus conformes aux réalités multiethniques de ces sociétés. Or, les intellectuels se pensent comme étant, en quelque sorte, les gardiens de ces identités nationales.
Ce clash entre identités constitutrices et réalité multiethnique déclenche ces éructations. Ces élites ont peur du multiculturalisme. Paradoxalement, il y a une bonne nouvelle derrière le fait que ces intellectuels se lâchent comme ça : la preuve que le multiculturalisme fait des progrès.
http://www.liberation.fr/actualite/monde/293018.FR.php
12 novembre 2007
Le monde en noir et blanc
L’activisme génétique se révèle décidément de plus en plus clairement comme une obsession de nos gouvernants.
Après la prédisposition à la délinquance chez les enfants de moins de trois ans ou les tests ADN pour faciliter le regroupement familial, voici introduite par un amendement le droit à la collecte des statistiques dites «ethniques». Tous les outils vont ainsi être en place pour développer des analyses racialisées de la société.
De quoi s’agit-il ? En mai, l’Institut national démographique a proposé devant le Conseil national de l’information statistique d’introduire la couleur de peau dans l’enquête «Trajectoires et origines». Le but de cette recherche, qui répond aux attentes de la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) est au départ louable puisqu’il s’agit, par une enquête auprès de 20 000 personnes, de déterminer les discriminations que subissent les immigrés et enfants d’immigrés.
Au-delà de la nationalité, du pays de naissance, des langues connues
et parlées, la couleur de peau apparaîtra très probablement comme un
marqueur important d’exclusion et de difficultés d’insertion.
Mais
en l’absence de procédures strictes de contrôle d’accès aux
statistiques ethniques, on voit s’ébaucher avec effroi un référentiel
ethno-racial qui va compter les «noirs», isoler les «blancs» et laisser
le groupe «intermédiaire» à sa complexité.
Nos chercheurs
hexagonaux vont en outre pouvoir rejoindre le contingent des revues
internationales anglo-saxones qui catégorisent la couleur de peau dans
l’ensemble de leurs recherches.
Les dérives de cette classification sont plus que certaines dans une société où le fichier national des empreintes génétiques a largement débordé le cadre des crimes sexuels pour s’élargir à toutes sortes de délits. Toute matière disponible est toujours utilisée. Qui empêchera de «croiser les recherches» pour établir que les «blancs» sont plus disposés aux matières scientifiques ou que les «noirs» sont plus fréquemment auteurs de violence ou profitent plus des allocations familiales ?
La notion de race ne vient-elle pas d’être remise en vogue par le
prix Nobel de médecine, l’Américain James Watson, co-découvreur de la
structure de l’ADN, qui vient de déclarer sans broncher : «Toutes nos politiques de développement sont basées sur le fait que leur intelligence (celle des Africains) est la même que la nôtre (occidentaux blancs) alors que tous les tests disent que ce n’est pas vraiment le cas.»
«Ceux qui ont eu affaire a des employés noirs», a-t-il ajouté, savent ce qu’il en est.
Elucubrations d’un vieillard situé clairement dans la mouvance de la droite déterministe anglo-saxonne ? Peut-être, mais on ne peut ignorer le regain outre-atlantique d’une pensée inégalitariste, scientiste qui flirte volontiers avec le racisme, pensée que l’horreur de la Deuxième Guerre mondiale avait temporairement disqualifiée.
Un nombre considérable de travaux scientifiques s’attache depuis
quelques années à relever les particularités génétiques de telle ou
telle population en fonction de la géographie ou des origines
ethniques. Ainsi cette recherche publiée en 2005 dans la prestigieuse
revue Science faisant état d’une mutation génétique présente
chez les populations européennes et asiatiques, rare en Afrique,
responsable de l’augmentation du volume cérébral. Il a été démontré par
la suite que tout était faux, mais cela n’empêche en rien Mr Watson, et
ses congénères, de continuer à le prétendre.
Tous les chercheurs
sérieux savent que la notion même de «race» n’est pas pertinente du
point de vue génétique, que les variations des populations humaines
sont graduelles de l’Europe du Nord à la Chine méridionale.
Aux Etats-Unis, la tentation ethno-raciale dans la recherche biomédicale s’officialise : les chercheurs sont tenus de catégoriser les individus participant aux essais cliniques en cinq ensembles définis par l’administration : Amérindiens ou natifs d’Alaska ; Asiatiques ; Noirs ou Afro-américains ; natifs d’Hawaï ou d’une île du Pacifique ; Blancs.
S’il existe bien des maladies génétiques propres à certaines communautés ou ethnies, on voit comment des variations minimes sont vite récupérées à des fins idéologiques de hiérarchisation, et à quel point l’équilibre extraordinairement complexe entre inné et acquis est vite balayé.
Cette apologie génétique survient en France de manière désastreuse au moment où la fracture «ethnique», et le racisme ordinaire qu’elle génère, est à son comble. Quand la politique en matière d’immigration exacerbe le sentiment que l’étranger est avant tout source de danger, on ne voit guère comment s’atténuerait une vision qui enferme les individus dans des ghettos, des communautés, voire des prédispositions génétiques.
Vous pouvez signer ici la pétition Fiche pas mon pote.
• Serge Hefez •
L'idée de race a envahi la société française d'aujourd'hui
Discriminations à l’emploi, au logement, ministère de l’immigration et de l’identité nationale, discours de Dakar, rafles contre les sans-papier, incarcérations d’enfants d’immigrés clandestins, contrôles d’identité au faciès, amalgames entre délinquance, fraude et look d’étranger non européen, tests ADN, gaffe présidentielle assimilant Condoleeza Rice à une immigrée parce qu’elle est noire.
Et aujourd’hui sort un rapport de l’ONU dénonçant les graves dérives de la France et de son administration. Il y a en France un contexte de racisme larvé qui touche tous les niveaux de la société. A partir du moment où l’état et ses dirigeants montrent qu’ils ne sont pas insensibles à des clichés racialistes pour se faire une idée et définir des décisions à propos de certains problèmes du pays, c’est toute la nation qui est « contaminée ».
Qu’il est loin le temps
où un étranger pouvait siéger au parlement français ! La révolution
française avait aussi permis cela…
Racialisme ou racisme ?
J’ai dit « racialiste » car, pour beaucoup de gens, soit on est raciste, soit on ne l’est pas ; soit on adhère à l’idée ou au sentiment d’une hiérarchie des races, soit on est foncièrement contre ce genre d’échelle de valeurs.
En fait, on peut très bien être anti-raciste et utiliser des clichés basés sur une religion, une origine ou une couleur de peau ; ou encore, on peut très bien récuser l’idée d’une hiérarchie des races tout en admettant que l’idée même de race existe et constitue un facteur qui influence les comportements, les coutumes, les capacités de ses membres.
Ainsi, les noirs seraient de meilleurs coureurs et auraient le rythme dans la peau, les asiatiques se montreraient plus travailleurs et plus rigoureux, les européens plus conquérants et les juifs plus habiles. Vous voyez bien que les clichés ne sont pas toujours négatifs. Ils ne datent pas d’aujourd’hui. Déjà Ernest Renan et d’autres utilisaient ce type d’arguments pour justifier une hiérarchie. Tout comme l’idée d’espèce animale, l’idée de race s’est imposée à ces intellectuels du 19ème siècle et inévitablement, l’idée d’une hiérarchie.
Se baser sur un critère racial pour comprendre ou
juger quelqu’un, c’est être racialiste. C’est une nuance importante
mais qui ne dédouane en rien ceux qui se défendent d’être raciste tout
en invoquant des critères raciaux car ce racialisme est l’antichambre
du racisme.
Où en est la discrimination positive chère au président ?
Sarkozy a choisi des ministres «issus de la diversité » par
discrimination positive, il se base donc sur un critère racialiste pour
se donner une image de tolérance et de modernité. Juste une petite
image, bien petite mais si souvent montrée...
On aurait pu croire que la brise du changement allait bouleverser
l’élite politique française, que l’ouverture ne se limiterait pas à
quelques personnalités dévoyées de l’opposition mais inclurait une
meilleure représentation des minorités à tous les niveaux de l’appareil
d’état et même de la société. Force est de constater que la diversité
n’a pas fait son entrée à la tête des cabinets, des administrations,
des services publics et des entreprises qui comptent !
Nouvelles tendances
L'obsession des origines
L'obsession de la conformité des origines a même envahi les officiers
d'état-civil de l'administration qui vous demanderont de prouver que
vous avez des origines françaises si vous portez un nom qui n'est pas
français de souche. Cette histoire est allée très loin dans la gabegie.
Il y avait tous ces gens nés hors de France, de parents français ne
portant pas un nom "français" à qui on demandait force certificats et
force attestations mais on a pu voir à l'oeuvre une nouvelle forme
d'antisémitisme d'état quand on a demandé à des gens qui étaient nés
dans les anciennes colonies françaises de prouver leur appartenance au
judaïsme. Malgré de nombreuses protestations, cela se poursuit mais on
forme les fonctionnaires à y mettre des formes.
Le racisme anti-blanc
Ceux qui invoquent le racisme anti-blanc pour se défendre de certaines
marques d’hostilité à leur égard de la part de certains voyous, ne se
rendent pas compte qu’ils évoquent en fait leur identité blanche dont
ils font un rideau et non un panache blanc. Ils font ainsi un amalgame
racialiste sur l’origine ou la couleur de peau de ceux qui les ont
agressés : "c'était pas des blancs". Alors l'idée d'un racisme
anti-blancs dans un pays où la majorité des gens et de l'élite est
d'origine européenne, c'est un mur de protection qu'on envisage de
dresser pour se "protéger de l'autre" vu comme potentiellement
dangereux.
L'antisémitisme alibi
C'est le même processus à l'oeuvre que dans le racisme
anti-blanc. L'accusation d'antisémitisme portée à n'importe quelle
occasion envers des personnalités ou des groupes en sachant qu'on en
appelle, là, au rappel d'une tragédie infâme : la shoah. On se
victimise, on réclame des condamnations puis de la sécurité et on
construit un mur surmonté de barbelés à l'image du mur de Cisjordanie.
Car le racisme n’est pas assimilable à la simple manifestation d’une
hostilité, d’un rejet, d’une haine, c’est un système de pensée dont le
racialisme est l’origine.
Et si on se méfie des blancs dans certains endroits
de la république, ce n’est rien d’autre que l’effet boomerang d’un
climat de domination violente et sans partage institué par une société
qui a perpétué ses clichés coloniaux basés sur l’idée de race sans même
s’en rendre compte.
Coluche avec ses sketchs des années 80 comme "le pont de l'Alma" ("un
homme normal...Blanc!") ou le "CRS arabe" avait été un visionnaire de
cet état d'esprit dont il aimait être le miroir moqueur...!
Dés lors que je pense race, origine ou religion pour définir autrui, je suis prêt un jour pour le racisme.
ttp://miltondassier.over-blog.com/article-13698673.html
07 novembre 2007
Calais, Café St Germain : discrimination raciale en pratique
"St Germain" : le deuxième mot pourrait évoquer quelques souvenirs.
Témoignage d'une militante politique de Calais
Mardi 6 novembre, à 23h, je me rends au café St Germain, situé à Calais Nord.
Je relève immédiatement les regards des présents. En effet, je suis accompagnée par un "réfugié" africain, muni d'un document légal. J'avance tout de même.
Le barman blond m'accoste aussitôt et m'annonce le refus de consommer dans le café.
Je lui en demande les raisons. Il me dit qu'une bande de 4 réfugiés avait cassé leur toilette, il y a quatre mois. Je lui fais remarquer que cette histoire remonte à plus de quatre mois et que la personne ici présente n'était pas incriminée.
Il me répond qu'à présent le bar est interdit aux réfugiés.
"Comment pouvez savoir que c'est un réfugié ?" lui répèterais-je plusieurs fois, sans réponse de sa part.
Le chef du bistrot s'amène, secondé par une sorte de videur trappu. Le propriétaire me raconte à peu près la même histoire que son barman, cite une bande de 15 personnes ayant déferlé sur son café pour y démonter la tête d'un de ses employés et casser les fameuses toilettes. Je lui demande s'il a déposé plainte. "Non" me dit-il. "Pourquoi ?" Pas de réponse autre que "ce n'est pas le problème". Je lui rappelle qu'il s'agit d'une histoire très ancienne et le questionne sur ses critères de reconnaissance d'une personne réfugiée. "Comment pouvez savoir si cette personne qui m'accompagne a des papiers ou non ?" "Je reconnais les réfugiés par leurs habits" finira-t-il par me répondre. Je regarde mon copain, il n'est pas mal habillé, ses vêtements sont propres.
Lorsqu'enfin, je sous-entends que je pouvais faire venir un huissier pour faire constater le refus de consommer à une personne noire, le propriétaire se fâche et se met à me menacer d'appeler la police. Je lui dis de le faire. Il m'indique la sortie tandis que le copain réfugié ne cesse de dire "no problem". L'ambiance est plutôt brutale. Le propriétaire est un type très grand et son aide musclée. Ils adorent tant les français qui militent pour les droits humains, qu'ils semblent prêts à user de leur force physique contre une seule femme de petite taille et corpulence.(Petite parenthèse : les adhérents d'extrême droite ont une facheuse tendance à attaquer les personnes isolées ou affaiblies. Vieille tendance du passé.)
Arrivés sur le trottoir, le videur fermant notre marche, je termine mon plaidoyer militant, en spécifiant que ce refus est un acte relevant du racisme. Le propriétaire sort la tête et me lance "Vous avez dit que je suis raciste ? !". Je répète mes propos. Nouvelle menace de porter plainte contre moi.
Entre le CRS conducteur qui, ce soir même, m'a dit sans rougir que ses grands-parents avaient été tués dans le camp d'Auchwitz, pour m'empêcher de dénoncer à voix haute ce qu'ils étaient en train de faire, et ce propriétaire de café qui interdit aux réfugiés noirs ou aux noirs mal habillés toute consommation et qui se plaint qu'on puisse l'accuser de racisme, voilà le double langage de la France de Sarkozy. Celle de gens qui n'en ont rien à faire de la vie des autres, français ou pas.
Pour la petite histoire, après être sortis du St Germain, nous avons dégusté un bon petit café dans un Café sympa, pas raciste, avec des gens bien.
zetkin
le mercredi 7 novembre 2007 à 04h30
http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=88416&id_mot=73
05 novembre 2007
Calais : Des policiers de choix pour Rama Yade
Interdiction de café et agression Non intervention de la police
Infos récupérées auprès des réfugiés :
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Dans la nuit du vendredi au samedi 3 novembre, un érythréen a reçu des coups de couteau, sur un banc public, proche de l'église Notre Dame, vers 2h du matin.
Des témoins français ont vu de leur immeuble la scène. La police et "l'ambulance" (certainement les pompiers) sont venus. Les premiers n'ont pas tenté d'interpeller les agresseurs. Tout le monde est reparti "libres" et pour l'un d'entre eux blessé.
Les réfugiés ont noté et la plaque d'immatriculation de la voiture blanche des agresseurs, 4 hommes, une femme et celle de la police.
Enquête
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Un demandeur d'asile a témoigné avoir vu un petit groupe d'érytréens vouloir entrer dans un café de Calais Nord. Le vigile le leur aurait refusé l'entrée. Une bagarre a débuté comme les érythréens ne comprenaient pas ce refus et s'obstinaient à vouloir passer outre la porte.
Le demandeur d'asile est intervenu pour calmer les gens. Les érythréens ont accepté de quitter l'endroit animé de Calais. Il était environ 1h30 du matin.
Du sang a été retrouvé aux alentours du banc public, lieu proche du café où l'incident initial s'est déroulé.
Recherche
Le véhicule des agresseurs commence par 55 et comporte les lettres TJ. Celui des policiers semble être une longue renault.
Un peu comme celle-là qui, le 3 octobre, vers 22h15, a foncé sur ma petite personne alors que je terminais de discuter avec les CRS. (Pas la peine de me mettre en garde à vue pour ce fait, j'ai la vidéo qui convient)
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Ce qui est grave dans cette histoire, c'est la non-intervention de la police, après un refus d'entrer dans un espace public qui discrimine les africains.
Rama Yade va avoir enfin du travail. Car le colonialisme de papa et le non respect des droits qu'il engendre, c'est fini. Compris ? !
Parallèles qui se rejoignent
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Garde à vue de 48h, pour entr'autre, port d'une bombe lacrymogène. Garde à vue de 24h après avoir subi l'agression d'un CRS. Trois agressions avec dépôts de plainte et témoins, sans suite auprès du procureur de Boulogne.
Garde à vue de 23h pour le barman que les CRS avaient molesté devant témoins, dans son propre café.
Le 23 mars 2005, des marins CFDT étaient blessés par les CRS. Le 2 novembre 2007, la gendarmerie convoquait deux marins CFDT pour discuter du blocage d'Eurotunnel à l'époque. Les deux marins se sont retrouvés en garde à vue...
Combien d'autres histoires ?...
zetkin
http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=88229
03 novembre 2007
Crime raciste aux USA survenu le 12 septembre 2007 en Virginie
Crime raciste aux USA
Vidéo envoyée par hopto
Virginie, Etats-Unis,
Une jeune fille noire de 20 ans s'est faite kidnappée, torturée et
violée pendant une semaine entière par 6 personnes de race blanche,
d'âge allant de 20 a 49 ans.
Ceux-ci lui on fait subir les pires sévices.
En effet ils l'on forcé à manger des rats et de la Cool de chien, l'on violée à répétition, l'on poignardée 4 fois dans la jambe, lui ont scalpée le crane et coupé lees cheveux, ils l'on étranglé eà l'aide de corde, l'ont forcée à boire l'eau des toilettes, l'on forcée à boire leur urine, ils lui ont coupée la cheville.
Les noirs aux USA se plaignent que les médias n'en parlent pas assez. Si cela avait été une blanche ils n'auraient pas cessé d'en parler.
Ce crime raciste s'est passé le 12 septembre 2007 et les bourreaux sont des personnes voulant faire renaitre le Ku Klux Klan.
Se faire torturer parce que l'on a la peau noire est toujours d'actualité dans le sud des USA.
Faites passer le message à un maximum de monde et soutenez la jeune Megan Williams.
http://www.soninkara.org/forum/crime-raciste-aux-etats-unis-survenu-le-12-septembre-2007-vt539.html
17 octobre 2007
Le prix Nobel James Watson, spécialiste de l'ADN, déclare que les Africains sont moins intelligents que les Occidentaux

James D. Watson le 31 mai à Houston. Reuters.
Le prix Nobel James Watson, spécialiste de l'ADN, déclare dans les colonnes du Sunday Times que les Africains sont moins intelligents que les Occidentaux.
Sénilité, provocation, besoin de promotion? C’est une ineptie qui va inévitablement faire du bruit. D’autant qu’elle est assénée par James D. Watson, un biochimiste américain nobélisé en médecine et en physiologie - avec Francis Crick et Maurice Wilkins en 1962 - pour l’étude de la structure de l’acide désoxyribonucléique (ADN).
Dimanche, le scientifique de 79 ans a déclaré dans les colonnes du Sunday Times qu’il était «fondamentalement triste au sujet du devenir de l’Afrique» parce «toute nos politiques sociales sont fondées sur le fait que leur intelligence (celles des Africains, ndlr) est identique aux nôtres (occidentaux, ndlr) alors que tous les tests disent pas vraiment».
«Son espoir, écrit la journaliste Charlotte Hunt-Grubbe, est que tous les hommes sont égaux mais il répond que les “gens qui ont eu affaire avec des employés noirs se sont rendus compte que ce n’était pas vrai”.»
Enfin, le scientifique bombarde qu’«il n’y a aucune raison solide d'avancer que les capacités intellectuelles des peuples géographiquement séparés dans leur évolution prouveraient qu’ils ont évolué de manière identique». Watson avance enfin que le «gène à l’origine des différences au niveau de l’intelligence humaine» pourrait être identifié d’ici dix à quinze ans.
Avec ce genre d’affirmations, «patate chaude» selon les propres mots de Watson, le scientifique se prépare à une volée de critiques. Et surtout à une belle promotion pour son livre publié le 22 octobre en Grande-Bretagne (Avoid Boring People).
Ce n’est pas la première fois que James Watson joue la provocation. Il avait notamment déclaré en 1997 à un journal britannique qu’une femme devrait avoir le droit d’avorter si son enfant a des gènes homosexuels. Puis, il s’était ravisé.
«C’est du Watson dans ce qu’il a de plus scandaleux. Il a déjà déclaré des choses similaires sur les femmes mais je ne l’avais jamais entendu sur ce terrain raciste, a déclaré le biologiste Steven Rose au quotidien The Independent, mercredi. S’il connaissait la littérature sur le sujet, il saurait qu’il est en dehors de sa profondeur scientifique.»










