infos diverses - Droits de l'Homme -

Le blog d'infos de Geneviève

15 janvier 2008

François Auguste commente le résultat de son procès

François Auguste commente le résultat de son procès
 
Communiqué de presse de François AUGUSTE
Conseiller Régional GROUPE COMMUNISTE
Vice Président Démocratie Participative Région Rhône-Alpes

Charbonnières le 14 janvier 2008

Le Tribunal a suivi, en atténuant,  la réquisition de Madame le  Procureur en m’infligeant une amende de 500 euros avec sursis pendant  5 ans (450 euros avait été requis).
C’est affligeant ! Car le débat du procès a démontré qu’il n’y avait  pas « entrave à la circulation d’un aéronef », ni même intention  d’entrave, mais qu’il y avait usage d’une liberté fondamentale  inscrite dans nos Constitutions depuis 1789 : la liberté d’opinion et  d’expression.
Le faible montant de la sanction demandée prouvait cette  démonstration. Je regrette cette décision du Tribunal mais bien sûr  je la respecte. Elle donne l’impression que le Tribunal prononce  cette sanction pour ne pas avoir à prononcer la relaxe, ce qui n’est  pas très compréhensible ni cohérent avec les relaxes de Marie- Françoise DURUPT et Florimond GUIMARD.
Mais ce qu’il faut retenir, c’est le caractère ridicule et symbolique  de la sanction : ça ne freinera pas la poursuite et le développement  de la solidarité envers les sans-papiers, au moment où des centaines  d’entre eux sont emprisonnés dans les centres de rétention, traités  comme des délinquants, privés de la liberté de circuler, de vivre  tout simplement.
L’heure est à la promotion d’une toute autre politique de  l’immigration fondée sur de véritables coopérations internationales,  pour faire reculer la misère et arrêter les guerres.
Je tiens à remercier chaleureusement toutes celles et tous ceux qui  m’ont soutenu, exprimé leur solidarité et ils sont nombreux à travers  toute la région et la France, les réseaux RESF et le collectif  isérois composé de toutes les forces syndicales, associatives,  politiques et citoyennes de la gauche, les 10 000 citoyens qui ont  signé la pétition, les élus et personnalités, et bien sûr mon avocat,  Claude COUTTAZ.

François AUGUSTE

Contact : Marie-France Blanc- Belmont
                04 72 59 52 08
               mfblanc@rhonealpes.fr

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14 janvier 2008

LA SOLIDARITE N’EST PAS UN DELIT : Relaxe pour François Auguste - Arrêt des poursuites contre Romain

COMMUNIQUE RESF : LA SOLIDARITE N’EST PAS UN DELIT

Relaxe pour François Auguste - Arrêt des poursuites contre Romain

LUNDI 14 JANVIER à 14h, le tribunal correctionnel de Lyon rendra son jugement à l’encontre de François Auguste (vice président de la Région Rhône Alpes) poursuivi pour "entrave à la circulation d’un aéronef "( !) pour avoir protesté à bord d’un avion Air France en décembre 2006 contre l’expulsion d’une famille kosovare.

Les chefs d’inculpations retenus par le parquet contre François Auguste, totalement démesurés (pouvant aller jusqu’à 5 ans de prison et 18000€ d’amendes), ont été d’une certaine manière écartés par la procureure à l’audience du 26 novembre 2007, celle-ci ne demandant "que" 450€ d’amende sans inscription au casier judiciaire.

Mais c’est bel et bien la relaxe que doit prononcer le TGI de Lyon concernant François Auguste qui n’a fait que son devoir d’élu, interpellé par les tracts distribués au moment de l’embarquement par RESF et avant tout de citoyen refusant l’inacceptable.

Pour lui, comme pour MF Durupt relaxée pour les mêmes faits en juin 2007, la solidarité ne doit pas constituer un délit.

JEUDI 17 JANVIER à 9h, le TGI de Paris (Palais de Justice Cité, 10e chambre), aura à se pencher sur le cas de Romain, militant du RESF du Jura (39), poursuivi pour avoir « outragé » par écrit le 19 décembre 2006 Monsieur Sarkozy Nicolas, alors ministre de l’Intérieur.

Diable mais qu’a-t-il donc fait ?

Romain, comme des dizaines d’autres personnes ce jour-là, a envoyé un courriel au Ministère de l’Intérieur (en l’occurrence à Claude Guéant, secrétaire général à l’époque), pour s’indigner du placement en garde à vue de Florimond Guimard, instituteur à Marseille (pour avoir manifesté contre l’expulsion d’un père d’élèves de son école), celui-ci ayant ensuite été traîné en justice et finalement relaxé : Romain avait donc raison de s’indigner d’une telle inculpation sans fondement.

Précisément, les termes du courriel incriminés établissaient un parallèle entre la politique menée par Sarkozy et Vichy. Ils seraient de nature à porter atteinte à la dignité de Sarkozy ou au respect de sa fonction... De qui se moque-t-on ?

Si des personnes portent atteinte à la dignité aujourd’hui en France c’est bien le Président de la République et son ministre de l’Immigration qui font traquer les Sans-papiers et incriminer leurs soutiens. Romain est aussi poursuivi pour avoir taxé de raciste cette politique. Outre le fait que cette inculpation constitue une atteinte à la liberté d’expression, on peut effectivement s’interroger sur la façon de qualifier la politique d’immigration menée par le gouvernement. Certains analystes, et non des moindres, ont dénoncé récemment et avec juste raison une « xénophobie d’Etat » sans susciter de poursuites, sinon de réactions.

Quant à la volonté d’intimidation menée au long de l’année 2007 contre RESF et les soutiens aux sans-papiers, elle n’a pas porté ses fruits, puisque tous les tribunaux à notre connaissance ont finalement décidé de relaxer toutes les personnes qui leur étaient présentées.

Romain risque tout de même jusqu’à 7500€ d’amendes et 6 mois d’emprisonnement. Pour lui comme pour tous, la solidarité ne doit pas constituer un délit, les poursuites contre lui doivent être abandonnées.

 

RELAXE POUR TOUS LES MILITANTS DE LA SOLIDARITE !

 

 

Ceux qui veulent aider Romain financièrement peuvent envoyer leur participation à :

Ligue de l’enseignement du Jura

280 rue des Violettes, BP185, 39005 Lons-le-Saunier cedex

(chèque à l’ordre de la Ligue 39, porter la mention "RESF" au dos)

ou à :

SDEN CGT

Maison des Syndicats, rue Saint Désiré, 39000 Lons-le-Saunier

(chèque à l’ordre de "SDEN CGT pour RESF")

Diamnche 13 janvier

http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article10975

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11 janvier 2008

Communiqué Resf : PRISON ADMINISTRATIVE POUR ETRANGERS DU MESNIL-AMELOT.....

 

 

Communiqué
 
28 décembre 2007


PRISON ADMINISTRATIVE POUR ETRANGERS DU  MESNIL-AMELOT :
LES DAMNES DE LA TERRE VICTIMES DES AMIS DES MILLIARDAIRES  ET DES DICTATEURS


Depuis bientôt une semaine, la révolte gronde parmi les 120 détenus de la prison administrative pour étrangers du Mesnil-Amelot (CRA) située pratiquement sur les pistes de Roissy. Ils protestent contre les conditions de leur détention mais aussi et surtout contre le sort fait aux sans papiers dans ce pays et la véritable chasse à l’homme dont ils sont l’objet.
En effet, soumis à la pression de la politique du chiffre à tout prix, les préfectures et les services de police recourent à tous les moyens et à tous les stratagèmes pour interpeller, placer en rétention et expulser à tout va. Rafles dans les transports et dans les rues, descentes de police sur les lieux de travail et même dans les magasins comme cela s’est produit mercredi à Paris, convocations pièges, contrôles au faciès, interpellations à domicile, tout est bon pour faire du chiffre. Si M. Sarkozy prétendait aller chercher le pouvoir d’achat avec ses dents, ce sont les sans papiers que M. Hortefeux va, lui, chercher avec ses dents pour tenter d’atteindre son objectif démentiel de 25 000 existences fracassées en 2007.
Malgré leur situation très difficile (conditions carcérales dans lesquelles la police a tous les pouvoirs, possibilité de dispersion des détenus, menaces d’une expulsion précipitée), ceux du Mesnil-Amelot ont réussi à s’organiser et à élaborer leurs revendications, essentiellement la fin de la chasse à l’homme dont ils sont les victimes, et à faire connaître leur mouvement.
Face à la révolte des détenus contre la crasse et la promiscuité dans lesquels on les fait vivre et le bannissement qui les attend, les autorités conservent le silence. Les responsables de la prison administrative du Mesnil-Amelot n’ont pas reçu l’autorisation de s’exprimer, M. Hortefeux est en vacances et M. Sarkozy claque en Egypte le fric de ses amis milliardaires ou dictateurs, ceux là même qui en contribuant à faire régner un ordre économique et politique injustes sur les pays pauvres provoquent l’immigration. Tout un symbole !
Comme ils le disent eux-mêmes, les détenus du Mesnil-Amelot, comme la quasi-totalité des sans papiers d’ailleurs, sont des travailleurs et, ont, le plus souvent, des charges familiales, en France ou au pays. Les persécutions dont ils sont victimes n’ont d’autre justification que l’entêtement doctrinaire et la démagogie xénophobe des Stakhanov de l’expulsion. Ils doivent bénéficier de la solidarité de tous ceux qu’indignent l’oppression et l’injustice.

Le RESF appelle à manifester sa solidarité aux détenus innocents du Mesnil-Amelot en téléphonant, en envoyant des fax et des mails au sous-préfet en charge de Roissy et au ministre en charge des rafles, du drapeau et des prisons administratives.

Il appelle les organisations désireuses d’affirmer leur solidarité aux détenus du Mesnil-Amelot à une réunion le samedi 29 décembre à 10h à l’EDMP, 8 impasse Crozatier 75012 PARIS et à une conférence de presse au même endroit à 11h.

Sous préfet de Roissy : patrick.espagnol@seine-saint-denis.pref.gouv.fr 
Tel : 01 48 62 79 74 fax 01 48 62 75 88
Fax ministère R&D : 01 55  55 49 20 Standart 01 77 72 61 00
Conseiller du ministre : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr
Directeur  de cabinet : thierry.coudert@iminidco.gouv.fr
Directeur-adjoint : guillaume.larrive@iminidco.gouv.fr
Conseillers  techniques : sabrina.belkhiri-fadel@iminidco.gouv.fr ;geoffroy.didier@iminidco.gouv.fr
Matignon : http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire
Elysée : http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
Maxime  Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

vendredi 28 décembre 2007.
http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article10539

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19 janvier 2008 : Journée européenne d’action contre l’enfermement des étrangers sans papiers

   cra

 

Pour voir :
- Le 4 pages CRA  / "Centre de Rétention Administrative - Une prison pour étrangers"
- La carte des mobilisations
- Les communiqués de soutien

Voir aussi le texte de la proposition de la directive "de la honte" ainsi que la pétition contre cette directive

Communiqué de presse

 

19 JANVIER : JOURNEE EUROPEENNE CONTRE L’EMPRISONNEMENT DES ETRANGERS SANS PAPIERS

Le 19 janvier auront lieu dans plusieurs pays de l’Union européenne des manifestations de protestation contre l’emprisonnement dont sont victimes les sans papiers dans tous les pays européens. Les modalités d’incarcération sont différentes, la durée variable, jusqu’à atteindre une perpétuité théorique dans certains pays. Les modalités d’incarcération et les conditions de détention sont très variables ; la durée également qu’une nouvelle directive européenne prétend « limiter » à 18 mois en assortissant toute expulsion d’une interdiction du territoire européen de 5 ans. 18 mois de prison, 5 ans de bannissement, ce sont des peines énormes auxquelles, par exemple, aucun élu ou aucun homme d’affaire, aussi corrompu soit-il, n’a jamais été soumis.

LIRE LA SUITE SUR RESF (fin du communiqué - 4 pages sur les CRA -

carte des mobilisations - vidéos et films ) : KLIK

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Que s’est-il passé le 9 janvier sur le vol Air France 896 à destination de Brazzaville (Congo) ?

Selon les informations dont nous disposons, de violents incidents auraient eu lieu aujourd’hui 9 janvier au départ du vol AIR FRANCE 896 à destination de Brazzaville (Congo).

Selon des témoins, deux passagers expulsés des Etats-Unis auraient transité par Roissy vers le Congo. Ils étaient escortés par 3 policiers américains. L’un des expulsés aurait refusé d’embarquer sur ce vol AIR FRANCE. Il aurait alors été très violemment frappé par l’escorte américaine, l’un des policiers lui projetant le visage au sol avec une extrême brutalité à plusieurs reprises jusqu’à le faire vomir et tacher de son sang les parois de l’avion. Le commandant de bord ne serait pas intervenu pour mettre un terme à cette agression, l’équipage très choqué refluant vers l’avant de l’appareil pour ne plus assister à cette scène.

Le personnel au sol appelé pour nettoyer l’appareil aurait refusé de le faire, estimant que le nettoyage des traces d’une telle maltraitance n’était pas de son ressort. Ce serait alors le chef de cabine AIR FRANCE qui se serait chargé d’effacer les traces de vomi et de sang sur le sol et les parois de l’appareil AIR FRANCE. L’avion aurait ensuite décollé avec 41 minutes de retard.

L’affaire semble tellement grave que nous demandons qu’AIR FRANCE confirme ou démente nos informations et fasse un récit précis et complet des événements. Un syndicat d’AIR FRANCE demande des explications à la direction sur cette affaire.

Si les faits étaient avérés, ils ne manqueraient pas de soulever bien des interrogations auxquelles AIR FRANCE doit répondre.

1. La police fédérale des Etats-Unis est-elle autorisée à procéder à des expulsions sur des avions AIR FRANCE ? En vertu de quels accords ?

2. Si la réponse est positive, est-elle autorisée à lyncher ceux qui, même contraints, restent des passagers AIR FRANCE ?

3. Les faits s’étant produits sur le sol français et à bord d’un appareil français, des poursuites contre les policiers violents sont-elles envisageables, voire à envisager ?

4. Quelles mesures la compagnie AIR FRANCE compte-t-elle prendre pour qu’une telle violence n’existe plus à bord des appareils d’une compagnie dont le but affiché est de « faire du ciel le plus bel endroit du monde » ?

Au-delà des circonstances semble-t-il spécialement violentes de cet épisode, les nombreux incidents, parfois violents aussi, qui émaillent les vols sur lesquels se trouvent des passagers expulsés, parfois des familles entières, posent le problème de la responsabilité d’AIR FRANCE. Venant après l’affaire des locaux concédés par Aéroport de Paris à la PAF pour y établir ses zones de transit clandestines, impropres en tous points (hygiène, couchage , communication) à l’accueil temporaire même exceptionnel de plusieurs dizaines de personnes et parfois d’enfants, ce nouvel incident pose une fois encore la question des expulsions auxquelles ADP et AIR FRANCE collaborent. Les droits de l’Homme que les éducateurs, parents et enseignants, qui composent le RESF se donnent pour mission d’enseigner à leurs élèves et à leurs enfants peuvent-ils être publiquement bafoués de la sorte sans qu’AIR FRANCE ne trouve rien à y redire ?

Nous attendons les réponses de la compagnie aérienne dont nous ne manquerons pas de faire état publiquement.

Source/auteur : http://www.educationsansfrontieres.org/

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15 décembre 2007

Communiqué RESF : Non au tri des réfugiés en fonction de leur appartenance religieuse

L’article du "Monde" donnant l’information selon lequel [...]"Le gouvernement étudie actuellement la possibilité d’accueillir des réfugiés irakiens, notamment chrétiens, a-t-on appris mardi de sources concordantes.[...] est lisible ici: KLIK

14.12.2007

Non au tri des réfugiés en fonction de leur appartenance religieuse

Réseau Education Sans Frontières (RESF) apprend avec stupeur la réflexion engagée par un comité interministériel sur l’accueil éventuel de réfugiés irakiens chrétiens.

Si la France s’enorgueillirait d’accorder l’asile à des réfugiés irakiens quelle que soit leur appartenance religieuse, ethnique, communautaire, leurs convictions philosophiques, politiques,etc., RESF s’élève contre une politique une nouvelle fois discriminatoire qui aboutit à faire le tri entre des réfugiés en fonction de leur religion, et s’inquiète d’une dérive consistant à ne considérer comme acceptables sur son territoire que des personnes dont la religion serait conforme à la vision gouvernementale de ce que devrait être la société française.

RESF rappelle qu’une telle sélection est non seulement contraire aux conventions internationales sur les droits de l’homme, mais plus encore à l’article 21 de la Charte européenne des droits fondamentaux, qui vient d’être ratifiée par les 27 états membres de l’Union européenne, et qui interdit toute discrimination fondée sur la religion. Cette approche restrictive est également contraire à l’article 3 de la Convention de Genève relative au statut des réfugiés qui stipule que « les Etats contractants appliqueront les dispositions de cette Convention aux réfugiés sans discrimination quant à la race, la religion ou le pays d’origine ».

Plus fondamentalement, une telle sélection sur des critères religieux prend le contrepied de la laïcité et transgresse tous les principes d’égalité, de fraternité, de liberté de conscience qui sont les fondements mêmes de l’éducation qu’en tant qu’enseignants ou que parents nous nous attachons à donner aux jeunes générations.

De plus, RESF s’étonne que, dans un état laïque, où la séparation de l’Eglise et de l’Etat remonte à plus d’un siècle, un gouvernement réfléchisse à accorder le droit d’asile sur des critères exclusivement religieux.

RESF rappelle que si plus de 20 000 Irakiens ont demandé à bénéficier du droit d’asile en Europe, la France n’a accordé celui-ci qu’à 99 d’entre eux, laissant sans droit et sans protection sur son territoire des centaines d’autres (ainsi que des immigrés afghans et iraniens), y compris des enfants mineurs. Ces réfugiés vivent actuellement dans la rue sans ressources et dans le dénuement le plus complet, et l’Etat, malgré l’appel de nombreuses associations et de syndicats de magistrats, n’a pris aucune mesure afin de les soustraire à leur condition et les protéger. Comme à Calais, où la fermeture de Sangatte voulue pour des fins bassement électoralistes par N. Sarkozy lorsqu’il était ministre de l’intérieur, a précipité des centaines de réfugiés sans abri dans les bois, comme à Cherbourg, où des immigrés pourchassés, pris dans une nasse inhumaine, vivent dans des conditions ignobles, le drame qui se joue dans les squares parisiens est déshonorant pour un pays qui revendiquait être, il y a peu de temps encore, la patrie des droits de l’Homme.

RESF s’indigne de l’attitude nauséabonde d’un gouvernement qui, plutôt que de réfléchir à une politique globale d’accueil des victimes de conflits ou de persécutions, préfère faire son marché dans un « stock » de réfugiés pour ne choisir que ceux correspondant à ses critères et monter des opérations de spectacle afin de masquer ses manquements graves en ce domaine.

En outre, RESF s’inquiète du concept gouvernemental pour le moins étroit du droit d’asile qui voudrait que celui-ci ne s’applique qu’à des personnes « ayant des liens forts avec la France ».

Une nouvelle fois, le gouvernement français et son ministre de l’identité nationale, aidé par le ministre des Affaires étrangères – qui a oublié son engagement passé à l’égard de toutes les victimes de conflits – font montre d’un cynisme, d’une xénophobie et d’un racisme crasses en instituant une sélection parmi les immigrés et en s’arrogeant le droit de définir les « bons » et les « mauvais ».

Une nouvelle fois, le gouvernement français et son ministre de l’identité nationale font fi des conventions internationales sur les droits de l’Homme…

Un accueil sélectif de réfugiés n’est en rien un geste d’humanité, mais fait preuve d’une vision utilitariste et démagogique du droit d’asile.

Plus d’informations : http://www.educationsansfrontieres.org/ ?page=recherche&recherche=irakiens


vendredi 14 décembre 2007.
http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article10296



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12 décembre 2007

Faxez/mailez et signez pour libérer et régulariser M. Galo Kennedy SANCHEZ GARCIA

signer la pétition

Proposition de mail ou fax :
cabcom.prefecturepoliceparis@interieur.gouv.fr


fax 01 53 71 67 23

Monsieur le Préfet,

Monsieur Galo Kennedy SANCHEZ  GARCIA est équatorien. Il est né le 03/04/1968. N° Etranger 7503703147 

Il est en France depuis janvier 2003. Il a fait un pacs en 2005 à la mairie du 13ème avec Mme CORDOVA. Ils ont 2 enfants, scolarisés : Gaston né en France, en petite section à la maternelle 46 rue Jenner (13°) et Jennifer, en France depuis 2001, scolarisée au collège Raymond Quenaud (5°). Madame CORDOVA, sa compagne, a eu un titre de séjour provisoire avec autorisation de travail en 2002 et 2003 renouvelé jusqu’en juillet 2005.

Le frère de Madame CORDOVA, Monsieur Luis CORDOVA  GAONA, est en France en situation régulière.

Cette famille est parfaitement intégrée dans notre  pays et contribue à notre économie. Ils ont beaucoup d’amis français.

C’est pourquoi nous vous demandons la libération de  Monsieur SANCHEZ GARCIA, et la régularisation de cette  famille.

Merci

François

RESF Paris 5-13

mardi 11 décembre 2007.
http://www.educationsansfrontieres.org/?article10231

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Faxez, mailez pour les familles AGMADIAN (Amiens)

La Préfecture d’Amiens veut parfaire son score et ses chiffres  d’expulsions...

Ainsi, le Préfet vient d’envoyer ses policiers, ce mardi 11 décembre 2007 dés 9h au domicile pour capturer les familles AGMADIAN (2 jeunes couples + les parents + 2 enfants (voir lettre  ci-jointe pour information)) pour les éloigner vers la SUEDE. 


En effet une partie de la famille  avait transité par la SUEDE, Nely, l’une des épouses étant venue directement en  France.
Pas gêné, le Préfet propose que 7 des personnes soient expédiées vers la SUEDE et Nely ensuite, une fois qu’elle aura accouché en FRANCE...

Terrorisées, les épouses ont fait un  malaise. Résultat : le SAMU les ont pris en charge et les policiers sont partis "bredouille", quoique postés en embuscade, les uns devant l’Hôpital d’ABBEVILLE (à 40km d’AMIENS), les autres non loin du domicile des AGMADIAN (une maison prêtée par l’AFTAM).

La LDH , le secours catholique, la permanence de  Monsieur le député de la circonscription (M.MATHON) sont  mobilisés

 

 

Vu l’urgence, vous pouvez reprendre la  lettre ci-dessous (en le modifiant si vous le  souhaitez) et l’envoyer 

par internet courrier@somme.pref.gouv.fr
lena.cojan@interieur.gouv.fr
philippe.patisson@interieur.gouv.fr

ou fax 03 22 97 80 03

ou par la  poste (Mr. le Préfet, Préfecture, 51 rue de la  République 80020 Amiens cdx09)

dés que vous le  pouvez...

Un double  pourrait être envoyé au RESF Somme : somme@sudeducation.org pour  remettre à la famille AGMADIAN pour  partager la solidarité du RESF avec eux

 

 

Proposition de  lettre :

 

" Monsieur le Préfet de la  Somme et de la Picardie ,

Je,  soussigné(e).......................habitant à......................,  profession................viens d’apprendre que vous avez envoyé la police pour capturer les familles AGAMADIAN (les parents, leurs enfants et épouses) dés ce mardi 11 décembre 2007 au matin. Le traumatisme a été telle que les mères et futures  mères en ont fait un malaise... Pour autant, ils se sont insérés dans la ville d’ABBEVILLE dans la Somme . Les enfant en âge scolaire sont d’ailleurs à  l’école "Jean ZAY" du quartier

 Ces personnes ont fui l’ARMENIE car elles sont de la communauté des Yezidis. C’est là l’origine de leurs problèmes. Les cas de violences subies par cette communauté sont nombreux et reconnus : Par exemple, en 2004, la fille aînée d’Hamo et de Séda AGMADYAN a été enlevée par les fedayins ; depuis, elle a disparu. C’est pourquoi, ces  familles ont fui l’ARMENIE vers la SUEDE, puivers la FRANCE. Hamo éprouve maintenant une maladie de cœur et une partie des enfants d’Hamo et Séda souffre de perturbations psychologiques. 

 A l’évidence « éloigner » une partie des familles AGMADYAN en SUEDE, comme, semble-t-il, vous l’envisageriez pour « faire du chiffre » et garder en France Nely ALOYAN avec son enfant, le temps qu’elle atteigne la majorité et parce qu’elle n’a rien à voir avec la SUEDE, paraissent être une procédure complètement inhumaine.

 Plus encore, ces familles ne peuvent plus retourner en ARMENIE, c’est pourquoi au nom du Réseau Education Sans Frontières , nous sollicitons de votre bienveillance, Monsieur le Préfet, pour leur accorder une demande d’asile par la France."

mardi 11 décembre 2007.

http://www.educationsansfrontieres.org/?article10235

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M. Tastan a été débarqué de l’avion ! Monsieur Tastan emprisonné en attendant son procès

ÉCHEC À L’ EXPULSION DEPUIS LYON/

M. Tastan a été débarqué de l’avion !

AUDIENCE REPORTÉE AU 21.12 14 H TGI LYON

, MAIS M. TASTAN EST MAINTENU EN DÉTENTION !



Monsieur Tastan emprisonné en attendant son procès

Message de mardi 11/12, 16h

Report de l’audience à la demande de M. Tastan mais mandat de dépot pour M. Tastan, qui n’est pas remis en liberté.   

 

Communiqué RESF 13
Mardi 11 décembre


Monsieur Tastan a été présenté au tribunal à Lyon suite à son refus d’embarquement hier.
Ce refus étant tout à fait légitime au regard des risques encourus par M.Tastan s’il était expulsé vers la Turquie, nous espérions une remise en liberté dès aujourd’hui .
Mais l’audience est reportée, comme il est souvent d’usage lors des procès en comparution immédiate, et le juge a décidé de ne pas laisser Monsieur Tastan attendre et comparaitre libre à son procès.
Il a été placé sous mandat de dépôt, c’est à dire incarcéré, jusqu’au 21 décembre date du procès.
C’est une grande déception pour sa famille et ses soutiens.

L’acharnement dont est victime ce père de famille qui ne demande qu’à vivre en paix en France, après toutes les souffrances subies dans son pays , et dont sont victimes par conséquence ses enfants et sa femme, est intolérable.

Le RESF13 appelle à multiplier les messages et manifestations de soutien visant à obtenir la libération de Monsieur Tastan.

Comme pour faire écho à nos craintes, des journaux en ligne turcs se réjouissaient hier de l’expulsion annoncée de Ferzende Tastan .
Le plus connu d’entre eux allant jusqu’à titrer "La France fait un geste en livrant aux autorités turques Ferzende Tastan, un des principaux leaders européens du PKK"
Même si cette allégation est mensongère on imagine aisément, s’il était expulsé, ce qui attend ce père de cinq enfants réfugié sur notre sol pour fuir les persécutions faites aux kurdes .

FERZENDE TASTAN DOIT ETRE LIBERE
LE 21 DECEMBRE NOUS SERONS AVEC LUI A SON PROCES
MAIS D’ICI LA IL FAUT ENCORE ET ENCORE FAIRE CONNAITRE SA SITUATION ET DEMANDER JUSTICE POUR CETTE FAMILLE

LIBERTE ET REGULARISATION POUR F.TASTAN ET SA FAMILLE


Préfet michel.sappin@bouches-du-rhone.pref.gouv.fr
cabinet@bouches-du-rhone.pref.gouv.fr
Fax chef de cabinet 04 91 15 60 70 (Mme Morin Favreau)
Secrétariat Général (SG Mme Montacer, secrétaire Mme Bamaison) : tel 04 9115
64 90 / Fax : 04 91 15 62 10
PRÉFECTURE DE RÉGION
Tél. : 04 91 15 60 00
Fax : 04 91 15 63 66

mardi 11 décembre 2007.
http://www.educationsansfrontieres.org/?article10243

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10 décembre 2007

L'opposant kurde, Mr Tastan n'a pas été expulsé

10.12.07

15H37 Message sur les listes RESF : «Mireille du Resf 69 ainsi que syndicaliste qui bosse à Lyon Saint exupéry confirment ; M.Tastan a été débarqué de l'avion qui devait l'emmener en Turquie. Il est dans les locaux de la PAF en attente de savoir si il est ramené vers Marseille ou traduit devant le tribunal correctionnel pour refus d'embarquement (il pourrait alors passer la nuit en prison ou en garde à vue).
Mireille est les autres militants du Resf Lyon campent devant la PAF et nous tiendront au courant. Bravo à tous.»

C’est l’aboutissement provisoire d’une journée de tension et d’incertitudes. Contrairement à la fable qui prétend que les personnes en rétention ne sont pas en prison et doivent être localisables et jointes à tout moment, F. Tastan a disparu toute la journée, façon Stasi.

Malgré des démarches dans toutes les directions, il a longtemps été impossible de savoir où la PAF l’avait emmené : sur une base aérienne pour l’expulser à bord du fourgon cellulaire volant privé du ministère de l’Expulsion ? Marignane puis Roissy ou Orly par un avion régulier ?

Cela a finalement été Lyon où, en fin de matinée, on apprend qu’il doit partir sur un vol Turkish Airlines. Le RESF-Lyon se précipite à Saint-Exupéry… L’avion a du retard, de plus en plus de retard jusqu’à ce que la «bonne» nouvelle tombe. Parce qu’il faut maintenant le dire ainsi : échapper à la PAF, être placé en garde à vue et devoir être traduit en comparution immédiate comme il le sera demain doit être regardé comme une bonne nouvelle ! C’est dire à quel niveau le tandem Sarkozy-Hortefeux a fait descendre les droits de l’Homme !

Cela étant, ils n’ont pas gagné. La détermination et le courage dont a fait preuve ce père de cinq enfants, décidé à ne pas laisser tomber sa famille, sa volonté aussi de ne pas retourner dans les geôles où le gouvernement turc enferme les opposants kurdes ont mis en échec le ministre de l’Expulsion, les dizaines d’hommes et les énormes moyens mis au service d’une cause dégueulasse.

Dernier obstacle pour F. Tastan : l’audience de demain au TGI de Lyon où il comparaitra pour refus d’embarquer. La justice la plus élémentaire voudrait qu’il soit relaxé et que les persécutions contre la famille Tastan prennent fin.

Pourtant, au-delà du caractère (heureusement !) un peu exceptionnel des aventures de cette famille, ce nouvel échec d’Hortefeux témoigne du côté inapplicable de sa politique : toute la journée, de Marseille à Paris et Lyon, de Marignane à Roissy, Orly et Saint-Exupéry, des enseignants, des parents d’élèves, des syndicalistes, des militants mais aussi des particuliers se sont démenés pour savoir où était F. Tastan, se sont rendus dans les aéroports où il n’était pas, ont passé des centaines de coups de téléphone, envoyé des mails et des fax, etc. Bref, ont fait tant et si bien qu’avec le courage de M. Tastan, l’expulsion s’est engluée et a échoué. Du gâchis. Belle journée, M. le ministre !

• Richard Moyon •

source :

A l'école des sans-papiers :http://sanspapiers.blogs.liberation.fr/sans_papiers/

Posté par Geneviev à 22:32 - RESF expulsion sans papiers rafles - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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