14 janvier 2008
0870 407 616 : Les sans-papiers ont la parole
Enregistrez vos témoignages.
Pour tout dire sur la réalité des sans-papiers en France aujourd’hui.
Ces messages seront rediffusés sur le site du quotidien des sans-papiers.
Le QSP invite particulièrement les sans-papiers enfermés en centres de rétention à temoigner aussi bien de leur vie quotidienne dans les centres que des conditions dans lesquelles ils ont été enfermés.
Mais tous les sans-papiers menacés d’expulsions aussi sont invités à raconter les procédures dont ils sont l’objet.
Enfin, tous les citoyens témoins de rafles, d’exactions, d’injustices, temoins ou acteurs de luttes ou d’actions solidaires ; porteurs de reflexions ou de propositions sont invités à témoigner.
Ces témoignages seront diffusés dans la rubrique « le répondeur des sans-papiers », et constitueront les premiers éléments de la commission d’enquête citoyenne à venir - que le Quotidien des Sans-Papiers appelle de ses voeux. Ils seront ainsi susceptibles d’être repris, apres retranscription, sous forme d’articles dans le QSP - ou dans un eventuel « rapport » sur la condition des sans-papiers en France.
Le répondeur des Sans-Papiers : click !
Laissez vos témoignages au 0870 407 616 (prix d’un appel local)
Les messages enregistrés seront diffusés dans la rubrique Répondeur du Quotidien des sans-papiers
Source/auteur : http://quotidiensanspapiers.free.fr
21 décembre 2007
Visite guidée d’un centre de rétention administrative
http://social.societal.free.fr/?p=93
Les Centres de Rétention Administrative (C.R.A.) ne sont pas ouverts aux journalistes… Ah bon ?
Seuls la CIMADE et les élus de la République sont autorisés à y pénétrer…
“Là-bas si j’y suis” a pourtant tenté un reportage, tenté un tant soit peu de rendre compte de ce qui s’y passe.
Un tant soit peu…
De parler aussi de l’histoire d’une famille, d’une histoire exemplaire parmi tant d’autres.
Malheureusement parmi tant d’autres !
Cette famille a été expulsée (ah non, pardon, rapatriée, ou reconduite à la frontière - enfin, dans son pays d’origine, où elle semble être grandement menacée-) par avion spécial, accompagnée de 8 policiers (6 hommes et 2 femmes)…
Une “reconduite” qui aura donc coûté de 15 000 à 25 000 euros par personne…
soit pour 25 000 expulsions entre 375 et 500 millions d’euros.
Quelques “citations” au hasard :
Martine Roure - vice présidente du Parlement Européen : “Un enfant ne doit pas aller en Centre de Rétention […] Je suis contre les centres de rétention. Je veux des centres ouverts qui marchent bien“.
“Expulser des gens qui ont une forte volonté d’intégration et pour qui tout se passait bien, je crois que ce n’est pas le désir des français“… je n’arrive plus à trouver qui a dit ça dans le reportage, mais si au moins elle pouvait avoir raison !!! Je crois malheureusement que la grande majorité des français n’en ont strictement rien à cirer !
“La Politique de l’immigration est devenue aveugle“.
Qui tient ces propos ? Un grand gaucho, anarcho, communo, nihiliste ?
Non, tout simplement un policier qui a à une époque fait partie de ces services d’expulsions.
Gilles Viard (SGP-FO) parle lui “d’industrialisations de la lutte contre l’immigration clandestine” - fichtre !
Mais bien sûr, si la santé de l’économie française -et de certains
capitalistes particulièrement bien avertis- en dépend… Ca change tout
!!!
Pour avoir des nouvelles de la famille Ali - enfin, espérons qu’il y en aura !
- éloignement forcé (1)
- Eloignement forcé (2). Au revoir les enfants.
en savoir plus sur les CRA… et en particulier celui familial de Bretagne !
.
Je ne voudrais pas que ce blog se spécialise dans les sans-papiers et l’immigration, mais tout de même !
Je ne peux pas non plus rester silencieuse… et je dois dire que les
articles commencent à être nombreux ! Trop nombreux… et j’ai sûrement
raté plein de choses.
Quelques articles sur le sujet, donc:
- Ces mots qui dérapent… immigration et rhétorique
- Une autre politique de l’immigration est-elle possible ?
- Sans Papiers: la BD… et la parole !
GISTI : La « régularisation » par l’emploi n’en est pas une : danger pour les sans-papiers !
Communiqué
La « régularisation » par l’emploi n’en est pas une : danger pour les
sans-papiers !
Une rumeur court en ce moment parmi les sans-papiers, et parmi les employeurs ou employeurs potentiels de sans-papiers : la réforme de la loi sur l’immigration du 20 novembre dernier permettrait la régularisation des étrangers qui travaillent ou qui détiennent une promesse d’embauche.
Or malgré les annonces faites par le gouvernement, non seulement on est loin d’une telle régularisation sur la base du travail, mais la disposition à l’origine de cette rumeur, qui a été introduite - d’ailleurs dans la plus grande des discrétions - par la loi Hortefeux, pourrait s’avérer être un véritable piège pour les personnes en situation irrégulière.
La disposition en question donne désormais la faculté aux préfectures
de délivrer un titre de séjour à des étrangers qui exercent une
profession connaissant des problèmes de recrutement.
Mais le seul fait de travailler – et de pouvoir justifier d’un emploi –
ne donnera aucunement un droit automatique à une carte de séjour. Les
préfectures useront dans le traitement de ces dossiers, comme elles en
ont l’habitude, de leur pouvoir discrétionnaire.
D’ailleurs, la nouveauté se niche dans une partie du CESEDA (Code de
l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile) qui le dit
explicitement : il s’agit d’une « admission exceptionnelle au séjour ».
Parler ici de « régularisation » est une contre-vérité.
Mais il y a pire. Le dispositif n’est pas encore opérationnel ; il ne le sera qu’après l’adoption de la liste des professions décrétées « sous tension ». On pouvait espérer par réalisme que cette liste épouse les métiers exercés de fait par les sans-papiers. Et bien non ! On a appris, via une « fuite » dans le journal Libération du 29 octobre 2007, qu’il y aura deux listes, l’une réservée aux ressortissants des derniers pays entrés dans l’Union européenne, comprenant plus d’une centaine de professions peu qualifiées (celles exercées bien souvent par des travailleurs sans autorisation de travail), et une autre, plus courte, de métiers exigeant pour la grande majorité d’entre eux des diplômes de l’enseignement supérieur, qui sera celle applicable aux non communautaires. L’étau se resserre, et les chances pour les sans-papiers d’être admis (exceptionnellement) au séjour d’autant…
Depuis l’annonce d’une possible régularisation par le travail, en tous cas, beaucoup d’étrangers se précipitent dans les préfectures. Certains ont déjà fait l’objet d’interpellations au guichet et d’un éloignement du territoire. Les reconduites à la frontière sont facilitées par le fait que beaucoup parmi les personnes concernées sont célibataires, et souffrent davantage d’isolement. Après le fichage des familles favorisé par la prétendue régularisation de juin 2006, s’opère celui des étrangers célibataires. Une aubaine pour atteindre et dépasser les objectifs affichés de 25 000 expulsions pour l’année ! Ces expulsions sont peut-être, malgré les discours sur l’immigration de travail, la principale ambition de la politique migratoire du gouvernement ?
Le Gisti tient à alerter les sans-papiers et tous ceux qui les
soutiennent : il est important qu’ils ne se rendent pas dans les
préfectures tant que les listes de métiers ouverts ne sont pas parues,
et même alors de ne pas s’y rendre sans s’être renseigné auprès d’une
association ou d’un syndicat.
20 décembre 2007
http://www.gisti.org/spip.php?article1034
PaCS enregistrés à l’étranger - le Conseil d’État rappelle à l’ordre le ministère des Affaires étrangères
Action collective
PaCS
enregistrés à l’étranger
le Conseil d’État rappelle à l’ordre le ministère des Affaires
étrangères
Par une ordonnance du 18 décembre 2007, le Conseil d’Etat, saisi en référé par plusieurs associations (le Gisti, l’Inter-LGBT, l’ARDHIS, la LDH et, en intervenant volontaire, AIDES), a ordonné la suspension partielle d’une circulaire du ministère des affaires étrangères relative à la conclusion de PaCS à l’étranger.
Cette circulaire invitait les consulats à faire le tri entre les couples nationaux et les couples mixtes : au nom de « l’ordre public local », elle prévoyait de refuser la conclusion de PaCS dans tous les pays dont la législation prohibe la « vie de couple, hors mariage, de deux personnes de sexe différent ou du même sexe ». Ce n’est que lorsque les deux partenaires étaient français et qu’ils persistaient dans leur volonté d’enregistrement de leur PaCS « en dépit de la mise en garde (…) sur les risques qu’ils encourent et les sanctions auxquelles ils s’exposent au regard de l’ordre public localé », que le consulat pouvait l’enregistrer. Mais pour les couple mixtes, l’insistance et la décharge étaient vaines : le consulat avait instruction de ne pas enregistrer le PaCS. Une attitude qui aurait été dictée par le principe de précaution face à un risque pénal local, selon le ministère… mais qui paraît bien excessive face à la discrétion de la publicité qui en est faite. Or le refus d’enregistrer un PACS, outre qu’il compromet les chances d’obtenir un visa pour le partenaire étranger, traduit un regrettable renoncement de la France à assumer sa législation dans tout pays considéré comme « hostile »…
Faisant fi
des objections du ministère, le juge
considère que cette différence de traitement entre les couples de deux
nationaux et les couples mixtes n’est en rien justifiée, et qu’il y a
urgence à empêcher cette circulaire de faire « obstacle
durablement (…) à l’exercice des droits reconnus
par la loi au pacte civil de solidarité ».
Et si le Conseil d’Etat reconnaît que les autorités consulaires
doivent alerter les partenaires des risques liés au contexte local, il
ne laisse quasiment pas de marge de manoeuvre au ministère pour la
réécriture de la circulaire : il impose au ministre de reprendre dans
le délai d’un mois « des dispositions qui ne portent
atteinte ni au principe d’égalité, ni au droit des demandeurs de voir
satisfaite leur demande d’enregistrement d’un pacte civil de solidarité
lorsque les conditions en sont réunies. »
Cette
victoire collective invite à rester mobilisés sur
l’accès aux droits des couples hors mariage, quelles que soient leur
orientation sexuelle et leur nationalité.
Et contrairement à ce qu’a pu mentionner le ministère dans sa
conférence de presse du 19 décembre, il n’y a pas eu jusqu’à présent de
dialogue avec nos organisations même si celles ci ne voient évidemment
pas d’objection à ce qu’un tel dialogue s’engage.
19 décembre 2007
Signataires : Aides, Ardhis, Gisti, Inter-LGBT, LDH
Pour en savoir plus :
- Circulaire du ministère des affaires étrangères du 28 septembre 2007 et le recours
- Ordonnance du Conseil d’Etat du 18 décembre 2007, Gisti, Inter-LGBT, Ardhis, LDH et Aides
http://www.gisti.org/spip.php?article1035
18 décembre 2007
Sans-papiers Urgent : Chidos est toujours en danger de ban public!!!
Urgent : Chidos est toujours en danger de ban public!!!
Continuez à faire signer la pétition ICI
| Demandons au Préfet et au Ministre la libération immédiate de Chidos et sa régularisation!!! |
| Nous vous remercions d'avoir signé la pétition... Mais CHIDOS est toujours au centre de rétention de Lyon. Le départ pour le Nigéria peut intervenir à tout moment.... sans attendre le passage devant la Cour d"Appel. Le Mouvement des Amoureux au Ban Public, vous demande d'intervenir auprès du Préfet de l'Isère et du Ministre de l'Immigration pour que cesse cette situation indigne où une française comme Cindy et un étranger comme Chidos se voient interdire de vivre leur amour au plus grand mépris de la liberté de leur vie privée et du respect de la vie familiale... Nous vous suggérons 1 - D'envoyer au préfet le l'Isére le message suivant : Monsieur le Préfet, Nous vous interpellons concernant M. Chidos IFEANYI. Celui-ci en tant que conjoint de français aurait du obtenir sa régularisation administrative dès le mois de juin 2007, date à laquelle il s'est présenté à la préfecture de l'Isère. Marié depuis octobre 2006, il justifie de plus de 6 mois de vie commune... C'est ce que vous avez mis en doute alors qu'il a été arrêté au petit matin au domicile conjugal. Aujourd'hui, M. IFEANYI est au centre de rétention administrative de Lyon pour un départ imminent pour le Nigeria. Des procédures juridiques sont en cours devant les juridictions compétentes mais elles n'empêchent pas son éloignement. .. Cet éloignement ne servira à M. Chidos IFEANYI que d'aller chercher un visa (et donc d'être séparé de sa femme vplusieurs mois ) que vous pouvez, sans aucun problème, lui donner sur place. Vous pouvez aujourd'hui réhabiliter M. Ifeanyi dans son droit de vivre auprès de sa femme en France. Nous vous demandons d'abroger la procédure d'éloignement etde procéder à sa régularisation immédiate en lui délivrant le visa de long séjour auquel il peut prétendre. En l'attente.... fax : 04 76 44 68 00 et 04 76 51 34 88 mails : Préfet michel.morin@isere.pref.gouv.fr Secrétaire Général :gilles.barsacq@isere.pref.gouv.fr Directeur de cabinet : david.coste@isere.pref.gouv.fr 2- D'envoyer au Cabinet du Ministère de l'Immigration le message suivant : Monsieur le Directeur, Nous vous interpellons concernant M. Chidos IFEANYI. Celui-ci en tant que conjoint de français aurait du obtenir sa régularisation administrative dès le mois de juin 2007, date à laquelle il s'est présenté à la préfecture de l'Isère. Marié depuis octobre 2006, il justifie de plus de 6 mois de vie commune... C'est cette vie commune que le Préfet de l'Isère a mis en doute alors qu'il a fait arrêter M. Chidos IFEANYI, au petit matin, à son domicile conjugal. Aujourd'hui, M. IFEANYI est au centre de rétention administrative de Lyon pour un départ imminent pour le Nigeria. Des procédures juridiques sont en cours devant les juridictions compétentes mais elles n'empêchent pas son éloignement. .. Cet éloignement est absurde. En effet, il est demandé à M. Chidos IFEANYI d'aller chercher un visa (et donc d'être séparé de sa femme plusieurs mois ) alors que le Préfet de l'Isère peut, sans aucun problème, le lui donner sur place. Monsieur le Directeur, nous vous demandons d'intervenir auprès du Préfet de l'Isère pour réhabiliter M. Ifeanyi dans son droit de vivre auprès de sa femme en France. Nous vous demandons de demander au Préfet de l'Isère 'abroger la procédure d'éloignement et de procéder à sa régularisation immédiate en lui délivrant le visa de long séjour auquel il peut prétendre. En l'attente... Fax : 01 55 55 49 20
Mails
Conseiller du ministre : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr Il y a urgence !!! Continuez à faire signer la pétition ICI Vous pouvez avoir toutes les informations précises auprès de : |
|
Le Mouvement des Amoureux au Ban Public Au nom de la lutte contre les mariages blancs et du contrôle de l'immigration familiale, reléguée au rang peu enviable «d'immigration subie», le durcissement continu des lois et des pratiques administratives produisent des situations inadmissibles : multiplication des procédures d'opposition à mariage, difficultés pour obtenir la transcription des unions célébrées à l'étranger, multiplication des refus de visa ou de titres de séjour, éloignement des conjoint(e)s de français(e)s en situation irrégulière, enquêtes de police sur la communauté de vie ne respectant pas les règles élémentaires de déontologie, d'objectivité et de respect des personnes auditionnées, non reconnaissance du droit au séjour des couples mixtes vivant hors mariage.... Des collectif de couples mixtes, les «Amoureux au Ban Public» se sont constitués partout en France pour assurer la défense du droit à une vie familiale. Cliquez sur le logo pour visiter le site |
Contact : solidaritechidos@placeauxdroits.net
16 décembre 2007
Expulsions : Hortefeux préfère parler d'"éloignements"
NOUVELOBS.COM | 16.12.2007 | 08:25
21.000 personnes ont été expulsées entre janvier et novembre, selon un bilan établit dans Le Parisien - Aujourd'hui en France par Brice Hortefeux qui préfère parler d'"éloignements". Le ministre défend la politique d'immigration choisie."Ce n'est pas l'immigration zéro, qui n'est ni possible ni souhaitable", estime-t-il.
LIRE L'ARTICLE : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20071216.OBS0428/expulsions__hortefeux_prefere_parler_deloignements.html
13 décembre 2007
Expulsion : la politique du chiffre tue
25 000 expulsions et des mortEs, tel semble être le leitmotiv du gouvernement français en matière d’immigration pour l’année 2007. Et qu’en sera-t-il pour 2008 ?
Act Up-Paris lance avec des collectifs de sans-papiers, Uni(e)s Contre une Immigration Jetable et le Réseau Éducation Sans Frontières, une grande campagne d’affichage pour dénoncer cette logique criminelle du chiffre.
L’idée de cette affiche, conçue et réalisée par Philippe Lakits et
Ophélie Hetzel, est née au lendemain de la mort de Chulan Zhang Liu,
qui s’est défenestrée à Belleville (Paris) le 4 octobre 2007 de peur
d’être interpellée et expulsée. Malgré ce drame, les expulsions ont
continué, les conditions de vie dans les centres de rétention se sont
dégradées, les rafles, sous forme d’interpellations massives, se sont
poursuivies.
En tant qu’association de malades du sida, nous constatons depuis plusieurs mois que le nombre de séropositifVEs misES en rétention et parfois même expulséEs n’a cessé d’augmenter au mépris de la loi garantissant l’inexpusabilité des malades et des engagements récents du Ministère de l’Immigration, de l’Intégration et de l’Identité Nationale en la matière [1]. Parallèlement, pour les rares qui obtiennent finalement une carte de séjour, l’accès aux soins se détériore de jour en jour et les possibilités de vivre correctement, notamment en ayant un logement, s’amenuisent. Cette situation est intolérable.
Act Up-Paris exige :
Le
respect de la loi sur le droit au séjour des malades et la délivrance
de véritables titres de séjour, carte de séjour et carte de résident ;
L’abrogation
des lois qui empêchent le regroupement familial et la possibilité pour
les étrangerEs de vivre avec leur famille en France ;
La régularisation de touTEs les sans-papierEs.
[1] Voir le cas récent de Monsieur P., séropositif, qui sans l’intervention des associations aurait été expulsé vers la Georgie, pays où il n’aurait pas eu accès à ses traitements
Source/auteur : http://www.actupparis.org/
10 décembre 2007
Traque des sans papiers : c’est la guerre...
http://resistons.lautre.net/article.php3?id_article=357
Le général Parayre (directeur général de la gendarmerie nationale) donne le ton en adressant une note aux préfets de France, il y estime être encore « en deçà des objectifs annuels » fixé par le gouvernement pour la chasse aux sans papiers. Tous les moyens sont alors jugés bons : mobilisation des réservistes et des retraités de l’armée, quadrillage militaire du territoire, moyens supplémentaires alloués sans limite selon les besoins des traques et rafles organisées... de plus le choix des gendarmes composant les cellules spécialisées dans cette traque se fera selon « leur compétence et leur motivation en ce domaine » : pour le MRAP il s’agit manifestement d’un « appel aux instincts racistes potentiels des individus qui seront engagés dans cette chasse aux être humains ».
...et tout le monde est enrôlé...
D’abord les pompiers du Nord de Lyon auxquels les flics ont demandé
assistance afin d’interpeller une famille de sans papiers barricadée
dans son appartement ; le prétexte : éviter des défenestrations qui
font vraiment trop mauvais genre ; l’effet : grâce aux gentils pompiers
les sans papiers ne pourront même plus tenter de fuir la police, ils
seront mis en détention puis expulsés en toute sécurité.
Ensuite, les banquiers de la BNP mairie de Montreuil qui ont fait
patienter Demba Dianka, un de leurs clients sans papier venu clôturer
son compte, juste le temps d’appeler la police qui l’a arrêté sous les
yeux de sa compagne enceinte de quatre mois. Un rassemblement de
soutien s’est tenu samedi 26 devant la banque et un appel au boycott de
cette agence a été lancé par des clients.
Enfin, depuis le 1er octobre, les agents ANPE et Assedic ont reçu pour
consigne de transmettre « systématiquement » et chaque jour aux
préfectures une photocopie des titres de séjour des demandeurs d’emploi
étrangers qui se présentent à leurs guichets.
...mais certains désertent...
Cette fois-ci ça ne passe pas tout seul, et les principaux syndicats de
l’ANPE protestent : on confie aux agents une « mission d’auxiliaire de
police » et on les pousse clairement à la délation puisqu’il leur est
même demandé de ne rien dire aux étrangers concernés. En plus, le sens
de cette mesure apparaît pleinement quand on prend connaissance de la
liste des métiers pour étrangers élaborée par le gouvernement pour la
mise en place de sa politique « d’immigration choisie » (Libération
du 29 octobre) : désormais ne restent en France que ceux dont le
patronat estime qu’ils ont une utilité économique. C’est aussi à cette
politique purement instrumentale que les agents ANPE récalcitrants
refusent de participer et avec eux tous ceux qui ont décidé de se
mobiliser et de désobéir.
Réunion information rétention
lundi 12 novembre 2007 à 19h30
Aujourd’hui, les conséquences de la politique du chiffre, ce sont des
arrestations massives : devant les portes des écoles, dans les
préfectures, au travail, dans les transports et dans la rue, à
domicile, conduisant à des défenestrations, etc.
Plus que jamais il est important de lutter ensemble et de connaître ses
droits face aux arrestations, à la rétention, et aux expulsions. Cette
réunion permettra d’informer les concernés sur leurs droits et comment
ils peuvent se défendre contre cette politique meurtrière. Avec la
participation de : Christophe Pouly, avocat, le Syndicat de la
Magistrature, la Cimade, le RALE (Réseau d’Alerte et de Lutte contre
l’Exploitation des Sans-papiers), le 9ème Collectif des Sans-Papiers.
Projection à 19h00 du film « N’entre pas sans violence dans la nuit » de Sylvain Georges, au CICP, 21ter rue Voltaire 75012 Paris - Métro Rue des Boulets (Ligne 9).
9ème Collectif des Sans-Papiers http://9emecollectif.net/ 9eme_collectif@no-log.org
07 décembre 2007
Non à la directive de la honte ! signez l'appel !!!

Au
mois de janvier 2008, un projet de directive sur la rétention et
l'expulsion des personnes étrangères sera soumis au Parlement européen.
Depuis 1990, la politique européenne conduite par les gouvernements en
matière d'immigration et d'asile s'est traduite par une réduction
continue des garanties et des protections fondamentales des personnes.
L'Europe se transforme en une forteresse cadenassée et met en oeuvre
des moyens démesurés pour empêcher l'accès à son territoire et expulser
les sans-papiers.
Le projet de directive, s'il était adopté, constituerait une nouvelle régression.
En prévoyant une rétention pouvant atteindre 18 mois pour des personnes
dont le seul délit est de vouloir vivre en Europe, il porte en lui une
logique inhumaine : la généralisation d'une politique d'enfermement des
personnes étrangères qui pourrait ainsi devenir le mode normal de
gestion des populations migrantes.
En instaurant une interdiction pour 5 ans de revenir en Europe pour
toutes les personnes renvoyées, ce projet de directive stigmatise les
sans-papiers et les transforme en délinquants à exclure.
Le projet de directive qui sera présenté au Parlement est le premier
dans ce domaine qui fasse l'objet d'une procédure de co-décision avec
le Conseil des ministres. Le Parlement a donc enfin la possibilité de
mettre un terme à cette politique régressive qui va à l'encontre des
valeurs humanistes qui sont à la base du projet européen et qui lui
donnent sens.
Les parlementaires européens ont aujourd'hui une responsabilité
historique : réagir pour ne pas laisser retomber l'Europe dans les
heures sombres de la ségrégation entre nationaux et indésirables par la
systématisation des camps et de l'éloignement forcé.
Nous appelons les parlementaires européens à prendre leurs responsabilités et à rejeter ce projet.
signez l'appel
http://www.quartiers-solidaires-belleville-csp19.org/index.php/2007/12/07/126-non-a-la-directive-de-la-honte
«Appel à témoins» chez les Français en mal de papiers
QUOTIDIEN : vendredi 7 décembre 2007







