infos diverses - Droits de l'Homme -

Le blog d'infos de Geneviève

15 décembre 2007

Plaidoyer contre le fichage !!!

http://www.politis.fr/Plaidoyer-contre-le-fichage,2564.html

PAR Claude-Marie Vadrot, Politis.fr

vendredi 14 décembre 2007

 

Cité comme témoin au procès des faucheurs de maïs OGM de Cahors, le 13 décembre, Claude-Marie Vadrot revient pour Politis.fr sur l’audience au cours de laquelle il a dénoncé une société de la surveillance et du fichage.

Jeudi à Cahors, défendu avec talent et conviction par Maître François Roux qui n’a pas hésité à rappeler les heures sombres de la Résistance, soutenus par José Bové et 200 joyeux manifestants, huits habitants du Lot, agriculteurs et artisans, ont comparu devant le tribunal de grande instance de la ville, pour avoir refusé de se soumettre à un prélèvement de leurs empreintes génétiques après avoir été interrogés comme « faucheurs de maïs OGM ». Cité comme témoin pour leur défense, j’ai expliqué pourquoi, à mon sens, ils avaient opposés un refus ferme et définitif. D’abord parce qu’ils refusent instinctivement ce viol de leur intimité alors qu’ils n’ont commis aucun crime ; et ensuite parce qu’ils ne souhaitent pas figurer dans le grandissant et énorme fichier génétique que le ministère de l’Intérieur est en train de constituer, au mépris du droit de chacun à ne pas être répertorié dans l’un de ces fichiers qui visent, à terme, à répertorier, avec d’autres, toute la population française.

Me basant sur les enquêtes que je mène depuis une douzaine d’années sur le fichage des Français, j’ai rappelé au tribunal la dérive de ce fichage génétique : au départ, une loi de juin 1998 du gouvernement Jospin introduisant dans la loi cette répertoriation dans la Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg) pour les auteurs de crimes sexuels et les pédophiles. A l’époque, quelques courageux qui ne craignaient pas de passer (faussement) pour des défenseurs de violeurs, avaient signalé qu’il s’agissait là d’un précédent dangereux pour les libertés individuelles dans la mesure où de simples, classiques et normales enquêtes de police permettaient de confondre les délinquants sexuels que nul ne songe à protéger. En décembre 2001, une nouvelle loi a ajouté les actes de barbarie et le terrorisme comme (bonnes ?) raisons de figurer dans ce Fnaeg.

Difficile, même en craignant toujours des abus, de s’élever contre cette extension que le législateur justifiait en expliquant que la majorité de Français n’avait rien à craindre puisqu’il ne s’agissait que de cerner une minorité de terroristes. Mais la voie était désormais tracée, malgré les réticences de la Commission nationale informatique et libertés (Cnil), pour de nombreux abus, étant une nouvelle fois précisé que cela ne concernait « évidemment pas les honnêtes citoyens » : en 2003 et 2004, le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy a étendu la « possibilité » (jolie litote) de figurer dans ce grand fichier à toutes les personne « provoquant un trouble à la sécurité ou à la tranquillité publique ou une atteinte aux personnes, aux biens ou à l’autorité de l’Etat ». En tout, 140 infractions et délits qui visent finalement tout le monde, et en particulier les militants et les manifestants de toute sorte.

J’ai également rappelé au tribunal, et ensuite aux manifestants réunis à la bourse du travail, que cette société de la surveillance et du fichage nous transformait tous progressivement en « coupables » potentiels alors que chaque citoyen, même devant un tribunal et bien entendu avant, est présumé innocent. J’ai donné comme un exemple mon propre cas : j’ai en effet été –logiquement- entendu par deux officiers de police judiciaire après le vol, dans les circuits de la Poste, d’un carnet de chèques qui m’était destiné. Ce carnet de chèques ayant été utilisé ensuite par de petits escrocs, je suis désormais « fiché ». Conséquence de cette affaire dans laquelle je suis à peine témoin et surtout victime, je figure donc désormais dans le Stic, le fichier du ministère de l’Intérieur, comme « impliqué dans une affaire d’escroquerie », les fichiers nourris par les policiers ne faisant pas le détail.

Des dizaines de milliers de personnes, témoins, gardés à vue, inculpés innocentés par une jugement, etc. se retrouvent dans cette situation qui peut déboucher sur une interdiction personnelle au moment où ils cherchent un emploi. Comme ce technicien postulant à La Hague et auquel sont employeur potentiel a expliqué qu’il ne pouvait pas avoir le poste parce qu’il était fiché dans le Stic comme « impliqué dans une affaire de vol » ; tout cela parce que, trois ans plus tôt, au moment d’un divorce tumultueux, il était venu prendre à l’ancien domicile conjugal un poste de télévision qu’il estimait lui appartenir. Sa femme, sous le coup du divorce, avait porté plainte à la gendarmerie. Ensuite, l’affaire s’était arrangée et avait été classés sans suite par les gendarmes. Mais cet épisode avait laissé une trace dans un fichier, Judex, l’équivalent du Stic pour la gendarmerie. Il avait fallu des semaines pour que la victime obtienne que cette mention soit effacée et qu’il puisse finalement être embauché. Il n’est pas le seul, loin s’en faut, à avoir été frappé de cette interdiction professionnelle dont il a été heureusement prévenu par un syndicaliste qui la trouvait étrange. Mais combien d’autres n’ont pas les moyens de se défendre contre cette stigmatisation qui permet au ministère de l’Intérieur et aux syndicats de policiers d’expliquer que des individus sont « bien connus des service de police », phrase que l’on retrouve ensuite sans explications dans les médias.

Le président du tribunal, qui a interrogé sans aucun parti pris les « objecteurs du fichage », m’a écouté avec attention et sans objection. La surprise est venue du procureur de la République. Il aurait pu, dans la logique de son rôle, réclamer la simple et ferme application de la loi. Il s’est, en fait, lancé dans un interminable et fumeux réquisitoire qui ressemblait plus à une minable conversation de bistrot qu’à une intervention de défenseur de la loi. Preuve qu’il n’était pas vraiment certain d’avoir raison, il a même reproché aux inculpés et à moi-même de brandir la menace d’un « Etat totalitaire » auquel nous n’avions pas fait la moindre allusion. Elucubrations visant, il l’a dit, à dénier à l’avance au tribunal le droit d’interpréter la loi et ce en des termes aussi ridicules qu’offensant, y compris pour le président du tribunal. Une argumentation mise magistralement en pièces par Maître François Roux qui a rappelé les réticences de la Cnil et les prises de position du Comité national de l’éthique ou de la Cour européenne des droits de l’Homme. L’avocat a également souligné que la loi française avait prévu « l’état de nécessité » qui permet aux citoyens de contester des textes de loi attentatoires à leurs libertés.

En marge de ce procès, José Bové a signalé qu’il allait lancer une pétition pour inciter la population à refuser systématiquement le fichage génétique, fichage qui préfigure une société au sein de laquelle un recours systématique à la génétique allait introduire une sorte de médecine prédictive qui permettrait à des employeurs de refuser des embauches au nom d’une soi-disant prédisposition génétique à des maladies. José Bové a également rappelé qu’à partir du 3 janvier, en compagnie d’une dizaine de personnes, il entamerait une grève de la faim devant le ministère de l’environnement pour protester contre le revirement et le reniement du gouvernement au sujet de l’interdiction des OGM de plein champ. Un retour en arrière qui a motivé hier le retrait de la Confédération paysanne des discussions de l’ « après Grenelle », une grand-messe dont il ne reste plus grand chose après le départ de la plupart des associations qui y ont participé.

http://horreurecologique.blogspot.com

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14 décembre 2007

Libération immédiate d’Olivier Téhron

Libération immédiate d’Olivier Téhron
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Pour un simple jet de yaourt sur la voiture de Sarkozy, Olivier Théron,
militant de Vélorution, est incarcéré depuis le 30 novembre. Sa
condamnation est de 7 mois.

Tout ceci est parfaitement ridicule et disproportionné, cela montre bien à
quoi sert la prison, à réprimer toute forme de révolte.

Nous exigeons la libération immédiate d’Olivier Théron.

CNT-AIT Toulouse




Réunion de soutien à olivier (velorution)

le samedi 15 decembre à 15h ,7 rue st rémésy toulouse (Comité d'Action et
Soldiarité avec les Prisonniers)


_______________________________________________
Actualité de l'Anarcho-syndicalisme
http://liste.cnt-ait.info
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Contact@cnt-ait.info

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13 décembre 2007

La dinde aux patrons...Les chômeurs marrons !

Le chômage aurait encore baissé ?

Déclarations satisfaites et effets d’annonces enthousiastes riment avec n’importe quoi ! Le taux de chômage serait dorénavant sous la barre des 8 %, ce qui signifierait, si c’était vrai, que d’une part il reste des millions de chômeurs et que d’autre par, par conséquent, que des dizaines, des centaines de milliers de chômeurs auraient retrouvé un emploi. C’est clairement se foutre du monde, nous ne cessons de le dire sur tous les tons, de l’écrire sous toutes les formes, ce qui baisse c’est le nombre de chômeurs comptabilisés et indemnisés, cela à force de contrôle et de radiations. Et pour ceux qui retrouvent un emploi la règle est devenue la précarité, voire la grande précarité, travailler pour ne pas parvenir à vivre décemment, à payer un loyer, à se projeter dans une vie avec des perspectives et de l’avenir. Samedi 8 décembre s’est tenue la 5éme édition de la manifestation contre le chômage et la précarité ; un des slogans scandé par les quelques milliers de manifestants était : « météo nationale météo du capital ». De souvenir de trimard, peu de manif se sont déroulées sous une telle pluie battante ininterrompue, avec un tel vent glacial ni avec une telle pêche et une telle détermination. Le parcours de République à Nation s’est fait au pas de charge tant c’était difficilement endurable mais et c’est à noter peu de manifestants ont quitté la manif en cours de chemin, et il en fallait du courage pour aller au bout. La colère était au rendez-vous et dans d’autres conditions climatiques, supportables, cette manifestation aurait été la plus importante des cinq éditions, c’est un bon présage pour la prochaine de décembre 2008.

Les chômeurs craignent la fusion ASSEDIC / ANPE, car ils savent pertinemment que cela signifie plus de contrôles, de convocations, de culpabilisation, de tracasseries administratives ayant pour objectif de ne pas respecter leurs droits en les radiant sous des motifs tatillons et de poursuivre de cette façon la baisse du chômage. L’ANPE qui avait mission de service public même si les moyens manquaient de plus en plus et cruellement avec des obligations de résultats pas en terme d’emploi mais de gestion sera dépossédée par des ASSEDIC qui sont aux mains du Medef. Nous connaissons la solution qui empêcherait de nous faire basculer de la société du salariat à celle du précariat, d’abord pour que la vie des chômeurs soit autre chose qu’une succession de galères et ensuite pour empêcher les patrons de toujours et encore faire baisser le prix du travail. Il faut indemniser décemment toutes les formes de chômage et taxer de façon dissuasive le recours systématique à la précarité et pour le financement il convient de ne pas prendre en compte que la seule masse salariale mais également les profits et bénéfices des entreprises.

Philippe Villechalane porte parole de l’APEIS.

Villejuif le 12 décembre 2007.

Source/auteur : http://www.apeis.org/

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09 décembre 2007

ANPE - Le 18 décembre, en grève. Nous devons continuer le combat !

Le 27 novembre,

32% des agents ont répondu présents à l’appel à la grève lancé par la CGT, FO, SUD et le SNU. Au total, le taux de grévistes atteint et dépasse les 35% dans dix régions.
En Bretagne, Midi-Pyrénées, Pays de Loire, la Réunion nous étions à 50% et plus !

Aujourd’hui...

La journée du 27 novembre a mis en évidence la nécessité de discuter entre collègues, de répondre point par point aux propos « rassurants » et mensongers de la Direction Générale (largement aidée par certaines organisations syndicales). Il faut continuer le combat que nous avons commencé :
- Parce que la fusion ANPE/UNEDIC est encore au stade de l’avant-projet.
- Parce que le projet définitif devrait être présenté le 6 décembre au Conseil des Ministres, pour débat parlementaire à partir du 8 Janvier 2008.
- Parce que dire « NON » au projet Lagarde, et quoi qu’il arrive demain, c’est déjà signifier au gouvernement : « nous ne nous laisserons pas faire ! »
- Parce que tant que la loi n’est pas votée, nous devons continuer à combattre ce projet !
- Parce que...

      Les agents de l’ANPE ont beaucoup à perdre

La fusion entraînera automatiquement des réductions de postes (c’est cela, la chasse aux doublons) et des mobilités professionnelles et géographiques contraintes pour les personnels. Nous refusons d’abandonner nos missions de conseil et d’aide aux usagers pour celles de contrôle et de liquidation. Déjà aujourd’hui, par le biais des Guichets Uniques qui se mettent en place, des ALE et des antennes ASSEDIC disparaissent.
En tant qu’agents publics travaillant dans un Etablissement public d’Etat, nous bénéficions d’un certain nombre de garanties que nous risquons de :
- PERDRE le droit à être défendus en commission paritaire, que ce soit pour les mutations ou lors de poursuites disciplinaires. Dans le privé et aux ASSEDIC, toutes les mutations se « négocient » de gré à gré.
- PERDRE le droit au temps partiel bien plus protecteur que dans le privé (le meilleur exemple est le temps partiel pour raisons familiales, qui ne peut être refusé par la Direction, avec le choix de la quotité de temps de travail).
- PERDRE les dispositifs de rémunération spécifiques : supplément familial, indemnité de résidence, prime ZUS, majorations outre-mer.
- PERDRE le droit de refuser un ordre qui constituerait un trouble à l’ordre public - ce qui confère à l’agent public une « indépendance » vis-à-vis des groupes d’intérêts privés, des employeurs, des notables locaux, voire de sa hiérarchie directe !
- PERDRE le droit à être reclassés dans d’autres établissements publics ou à défaut au sein d’autres organismes liés à l’Agence par convention en cas de licenciement collectif. Si nous estimons cette protection insuffisante aujourd’hui, ce sera pire avec une convention collective qui ne prévoira rien de ce genre. Toutes les fusions se sont soldées à terme par des réductions d’effectifs (exemple : les « job centres plus » en Grande Bretagne)
- PERDRE le régime de retraite complémentaire IRCANTEC, plus avantageux que l’Arrco ; même les agents qui n’opteront pas pour la nouvelle convention collective et qui voudront rester agents publics seront sortis de l’IRCANTEC à partir du moment où le futur organisme sera reconnu de nature privée.
- PERDRE le droit au congé pour convenance personnelle (trois ans renouvelables) bien plus avantageux que le congé sans solde actuellement en vigueur aux ASSEDIC (d’une durée maximale d’un an par agent, au cours de sa carrière) ou que le congé sabbatique (de 6 à 11 mois).
- PERDRE la référence à la notion de résidence administrative (que ce soit pour l’affectation, pour les frais de déplacement, pour les mutations). Aux ASSEDIC, les contrats comportent maintenant des clauses de mobilité.
- PERDRE le droit de nous présenter à des concours internes de la Fonction publique.
Cette liste n’est pas exhaustive !

                 Alors...

Non ! Echanger un statut public contre une convention collective n’est pas une « bonne chose » ! Nous sommes bien placés en recevant tous les jours des salariés victimes de restructurations, pour constater les compressions de personnels, la remise en cause constante des conventions collectives, les licenciements individuels.
Non ! Les « fabuleuses perspectives d’augmentation de salaire » que laisse envisager la Direction risquent d’en décevoir plus d’un ! D’abord, la convention collective actuelle du Régime d’Assurance Chômage (RAC) est DENONCEE. Toute la grille conventionnelle sera revue. Ensuite, ne doutons pas de la capacité de notre future Direction à concocter des « systèmes de reclassification » économiques pour eux.
Enfin, croyez-vous que dans une période de restriction drastique des dépenses publiques, le gouvernement a l’intention de tirer « vers le haut » ?
La soi-disant manne financière pour augmenter nos salaires est un faux argument pour nous dissuader de combattre la fusion, Oui, il faut augmenter les salaires, mais pas au prix de la casse de notre statut d’agent public.

               Oui à une revalorisation immédiate de la grille indiciaire.
                Oui au maintien de l’ANPE, pour un vrai service public.    
Oui à un statut d’agent public protecteur pour les agents et les usagers.    
Nous ne gagnerons rien sans montrer la force de notre détermination !

Toutes et tous en grève le 18 décembre 2007      pour exiger le retrait du « projet Lagarde »

CGT - SNU - FO - SUD de l’ANPE

Source/auteur : http://www.sud-anpe.ras.eu.org/

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05 décembre 2007

Travailler plus... Mais où le gouvernement français et l’Europe s’arrêteront-ils ?

ASSOCIATION DES MEDECINS URGENTISTES HOSPITALIERS DE FRANCE

L’AMUF est très inquiète de ce que prépare le Conseil européen des ministres de l’emploi, de la politique sociale, de la santé et des consommateurs, les 5 et 6 décembre 2007 à Bruxelles.
En 2005 nous avions fait une grève et obtenu la garantie du gouvernement de la France par l’intermédiaire du Ministre de la santé, monsieur Douste-Blazy, que nous ne perdrions pas le repos de sécurité après une garde et la limitation du temps de travail obligatoire à une moyenne de 48 h par semaine.
Mais ce Conseil s’apprête à valider la proposition portugaise de directive du Parlement européen et du Conseil, modifiant la directive 2003/88/CE concernant certains aspects de l’aménagement du temps de travail des personnels hospitaliers. A savoir :
    1. L’introduction des périodes dites inactives de garde non comptées dans le temps de travail.
    2. Le maintien du principe de l’opt-out avec allongement de la durée maximale de travail hebdomadaire          passant de 48 heures à 65 heures.
    3. L’extension à 12 mois de la période de référence pour le calcul de la durée maximale hebdomadaire de          temps de travail.
    4. L’application de la période de repos compensateur dans les 72 heures qui suivent la période de travail.

Quelle est l’expression du gouvernement français à deux jours de cette réunion essentielle pour l’avenir du temps de travail des médecins hospitaliers ? Nul ne sait ! Aucun rendez-vous, aucune prise de position. Nous avons alerté le gouvernement la semaine dernière et depuis ...silence radio !

Pour l’instant seuls les Italiens et les Espagnols ont fait savoir qu’ils s’opposeront à ces propositions ce qui est insuffisant pour constituer une minorité de blocage. Il est donc malheureusement à craindre que cette directive modifiée soit acceptée par le Conseil des ministres européens.

La récente intervention du chef de l’Etat sur son leitmotiv du « Travailler plus pour gagner plus » n’est pas convaincante pour les médecins hospitaliers. Nos comptes épargne-temps cumulent déjà plus de 100 jours pour de nombreux praticiens, sans espoir ni d’un paiement, ni d’une possibilité de pouvoir utiliser ces jours sans mettre en danger le fonctionnement de nos services.
La colère est grande devant l’absence de respect de notre engagement pour faire fonctionner les hôpitaux 24 heures sur 24 et 365 jours par an.
Nous demandons de nouveau l’ouverture immédiate de négociations sur les métiers médicaux assurant la permanence des soins. Lors de notre dernier communiqué, nous avions indiqué que nous laissions un mois au gouvernement pour répondre à nos demandes. La date butoir tombe le 15 décembre.
Nous avons donc alerté l’ensemble des syndicats de la Fédération des syndicats de la permanence des soins hospitaliers. En l’absence d’avancées significatives sur ces dossiers, nous appelons nos collègues à un mouvement de protestation pendant les périodes de fin d’année, période pendant laquelle nous constituons l’essentiel des praticiens assurant la continuité du fonctionnement des hôpitaux.

Le 3 décembre 2007                                 
- Patrick Pelloux (Président)                                                    - Bruno Faggianelli (Secrétaire général)
- Christophe Prudhomme (Porte parole)

ASSOCIATION DES MEDECINS URGENTISTES HOSPITALIERS DE FRANCE

Source/auteur : www.amuf.fr

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02 décembre 2007

Appel intersyndical à soutenir David Prévot et pétition

Appel à soutenir David Prévot, enseignant poursuivi pour sa présence aux côtés des lycéens en grève contre la loi Fillon au printemps 2005. Procès le 10 décembre 2007 au TGI de Paris.

Début 2005, les lycéens et les enseignants se mobilisent contre la loi Fillon (bourse au mérite, socle commun, apprentissage à 14 ans, etc.) et pour une école égalitaire. Le mouvement culmine début mars, avec des manifestations considérables partout en France, annonciatrices du mouvement anti-CPE de 2006. L’urgence pour le gouvernement est non d’ouvrir des négociations mais d’enrayer la montée en puissance de ce mouvement. Violences et confusion marquent dès lors les manifestations suivantes, coups de matraques et arrestations s’abattant à l’aveugle sur les manifestants.

Face au danger encouru par les lycéens, suite à leur engagement contre la loi Fillon mais aussi dans le cadre de leur mission de protection des élèves, de nombreux enseignants ont alors décidé d’être présents en première ligne des manifestations, dans le but d’y assurer une présence adulte. David, comme d’autres enseignants, s’est interposé chaque fois qu’il l’a pu. La répression policière violente et l’autisme de Fillon ont amené le mouvement à prendre d’autres formes. A Paris, le 20 avril, une annexe quasi désaffectée du ministère est occupée. Les forces de l’ordre s’introduisent sans ménagements dans l’immeuble pour déloger les deux cents manifestants, qui se réfugient sur le toit du bâtiment. David, seul enseignant ayant réussi à être informé à temps de cette action, les suit pour tenter d’éviter l’accident. À aucun moment il n’a ébauché le moindre geste violent contre un quelconque représentant des forces de l’ordre. Au contraire, sa présence aux côtés des lycéens répondait au souci de leur sécurité. Il a été arrêté avec plus de deux cent soixante des occupants. Treize personnes sont poursuivies en justice sous des chefs d’accusation très graves et mensongers [1].

A l’heure où, pour imposer la déconstruction des acquis sociaux, le gouvernement poursuit sa campagne de déconsidération du mouvement social et accentue la répression, David risque d’être condamné pour l’exemple. Nous ne supporterons pas que notre collègue soit sanctionné par des décisions de justice qui pourraient entraîner sa révocation. Nous exigeons sa relaxe, et l’assurance que le Ministère de l’Éducation nationale n’engagera pas poursuites disciplinaires à son encontre.

Organisations signataires : CNT FTE, fédération SUD éducation, FSU.

Post Scriptum :
Signer la pétition en lignehttp://www.sudeducation.org/article1092.html de solidarité avec David Prévot.

Source/auteur : http://www.sudeducation.org/

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CNT : Formons des groupes !

Formons des groupes !

    Les organisations de lutte pyramidales,
centralisées, avec ou sans contrôle par la base, ont vécu.
S'il reste parmi les anciennes générations (et parmi les
jeunes romantiques des révolutions passées) des nostalgiques
de la grande organisation puissante et monolithique, ne
parlant que d'une seule voix, peuplée de militants
disciplinés marchant au pas derrière les votes majoritaires
de congrès, les communiqués de bureaux nationaux et les
menaces d'exclusion, on peut dire sans risque de se tromper
que cette époque a vécu. Les temps ont changé et une analyse
attentive de l'histoire des luttes sociales au XIXème et
XXème siècles montre à l'évidence que ces organisations
dites révolutionnaires ont échoué en partie parce qu'elles
reproduisaient dans leur fonctionnement la domination
qu'elle prétendait combattre. La centralisation des
décisions, le refus de la diversité par la soumission au
vote majoritaire, l'élection de représentants avec
délégation de pouvoir ont toujours créé une classe dominante
au sein de l'organisation, la classe de ceux qui savent, de
ceux qui parlent, de ceux qui décident pour le bien de tous.
Même chez les libertaires, les tentatives de contrôle du
pouvoir (par une certaine transversalité de l'organisation,
la révocabilité des mandatés, le vote à l'unanimité) n'ont
pas empêché la constitution systématique d'une classe de
dirigeants. Ajoutons que ce type d'organisation pyramidale,
parce qu'il offre au pouvoir un adversaire compatible avec
son propre mode d'organisation, participe lui-même au
fonctionnement du système. Le pouvoir négocie toujours avec
les "chefs" (ou les délégués, cela revient au même) qui se
font fort, généralement, de faire respecter par leur troupe
les accords issus de la négociation. C'est ce mode de
fonctionnement et ce type de relation au pouvoir qui
s'achève, en même temps que l'idéologie de la conquête du
pouvoir par les travailleurs.

    Il ne s'agit plus de conquérir le pouvoir ni de
contrôler les systèmes de production. Dorénavant, il s'agit
d'autonomie des individus, de liens sociaux, de qualité et
d'émancipation de la vie. L'objectif n'est plus de planifier
l'accession au bonheur par la répartition équitable des
biens matériels issus du progrès de la technique. L'objectif
est d'éviter la destruction accélérée de la planète, et de
permettre à chacun de construire sa propre vie sans
compromettre celle d'autrui. Pour les anarchistes, il ne
s'agit pas d'inventer LA société libertaire pour tous, mais
de permettre au plus grand nombre de devenir maîtres de leur
vie quotidienne et d'inventer mille solutions au même
problème.

    Les temps sont bien plus optimistes que ne le
prétendent bon nombre de révolutionnaires usés et enfermés
dans des conceptions d'un autre temps ou hypnotisés par le
perpétuel spectacle médiatique. La faillite des gauches et
de la supercherie social-démocrate est un puissant foyer
pour des révoltes neuves. Parmi les jeunes générations,
beaucoup de gens portent en eux une soif de vie et un désir
d'autre chose, pleins de promesses. Et c'est avec eux qu'il
nous faut réinventer la résistance à la domination, la lutte
des classes, l'auto-organisation, et l'autonomie.

    D'un point de vue pratique, nos objectifs, en tant
qu'anarchosyndicalistes, doivent être simples et
accessibles, et surtout nous devons être vigilants à ne pas
reproduire l'ancien système. Alors n'ayons pour l'heure
qu'une priorité : former des groupes ! Mais pas n'importe
quels groupes. Des groupes de 5 à 30 personnes pas plus,
réunies sur un même lieu géographique. Et avant toute chose,
avec un projet politique clair et sans concession : refus de
ce monde de classes dans sa globalité, lutte pour un nouveau
système d'organisation de la société, débarrassé de
l'exploitation, de l'autorité, de la marchandise et de la
technologie mortifère. Au sein de chaque groupe,
organisons-nous selon des principes antiautoritaires (pas de
délégation de pouvoir, rotation des tâches…), et faisons-en
des lieux de débats permanents, de formation à la lutte, à
la prise de parole, à l'action directe. Entre les groupes
ainsi constitués, bannissons les tentations du vote, des
motions de congrès, des niveaux de décisions. Pratiquons
plutôt l'échange, le débat, l'entraide dans l'action, dans
la mise en commun de moyens et de compétences. Ne soyons pas
dogmatiques. Soyons certes intransigeant sur les principes,
mais ouverts sur les pratiques et les modes d'analyse des
luttes. Tous ces groupes anarchosyndicalistes doivent être,
dans les luttes sociales, ni des leaders, ni des suiveurs,
mais des acteurs intransigeants de l'affrontement au
pouvoir. Les comités de lutte ou de résistance, les
assemblées populaires, les larges mouvements sociaux, les
révoltes, les insurrections sont les lieux et les moments
privilégiés où nous devons, sans cacher qui nous sommes, et
sans désir de manipulation, proposer notre vision de la
domination et notre refus global du système, expliquer quel
futur nous voulons construire, prévenir les récupérations
par les centrales syndicales et les partis gauchistes,
proposer notre mode d'organisation collective et
antiautoritaire, inciter au refus de la négociation et à la
pratique de l'action directe.

    Aujourd'hui, l'anarchosyndicalisme est enfin sorti
du ghetto du monde du travail, de l'usine ou du chantier.
"Travailleur" n'est pas un statut social, mais une des
catégories d'assujettissement créées par la domination. Sans
papier, chômeur, étudiant ou lycéen, taulard ou interné,
nous sommes tous des exploités. L'anarchosyndicalisme doit
être présent dans tous ces champs de la domination mais
surtout ces champs de LA lutte.

    Et l'organisation me direz-vous ? Elle devient alors
que ce qu'elle aurait toujours dû être. La résultante
effective de l'activité des groupes, ni plus ni moins ! Mais
le mirage de l'organisation avec un grand O, tenue fermement
en main par quelques initiés, servant de cache misère à
l'effondrement de l'activité militante, est enfin dissipé.

Paul (fédéré de Toulouse)

Pour tout contact avec la CNT AIT au niveau national écrire
à
CNT AIT
Bureau Confédéral
7 rue ST Rémésy
31000 TOULOUSE

Ou par mail à contact@cnt-ait.info qui transmettra



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Reproduction, diffusion et traductions encouragées

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30 novembre 2007

Pacs signés en consulats : Quatre associations saisissent le Conseil d’État

Pacs signés en consulats
Le ministère des Affaires étrangères rend officielles des discriminations
Quatre associations saisissent le Conseil d’État

 

L’Inter-LGBT, l’ARDHIS, le GISTI et la LDH viennent de déposer des recours devant le Conseil d’État pour obtenir la suspension et l’annulation d’une circulaire du Ministère des affaires étrangères, datée du 28 septembre 2007, qui fixe les conditions d’enregistrement des pacs dans les consulats de France à l’étranger.

Le code civil prévoit en effet la possibilité pour un-e citoyen-ne français-e installé-e à l’étranger de signer un pacs au consulat de son lieu de résidence.

Or, par cette circulaire, le ministère des Affaires étrangères vient limiter illégalement cette possibilité en demandant aux consulats de refuser d’enregistrer les pacs dans les pays qui prohibent la vie de couple hors mariage de deux personnes de sexe différent ou de même sexe. Seuls les couples composés de deux partenaires français pourront, s’ils persistent dans leur intention et s’engagent à ne pas faire valoir leur pacs dans leur pays de résidence, en obtenir l’enregistrement par les autorités consulaires.

En faisant une différence de traitement en fonction de la nationalité ou de l’orientation sexuelle, cette circulaire porte atteinte au principe d’égalité et de non-discrimination.

Sollicité avant et après la publication de ce texte, le ministre des affaires étrangères, n’a pas souhaité rencontrer les associations.

27 novembre 2007

Signataires : Ardhis, Inter-LGBT, Gisti, LDH


Pour en savoir plus :

> Circulaire du 28 septembre 2007

> Référé suspension

> Recours pour excès de pouvoir


http://www.gisti.org/spip.php?article1030

Posté par Geneviev à 23:59 - Sarkozy - résistances - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Traité européen : LE NON IRA EN JUSTICE !

à tous et à toutes ! Si ce n'est pas encore fait vous pouvez participer à la plainte collective voir le site pour inscription. Le nombre de plaignants continue de grandir et s’enrichit de nouveaux membres chaque jour. Déjà plus de 1700 inscrits il faut être encore plus nombreux pour impressionner Strasbourg. Plus nous serons nombreux plus notre plainte aura du poids .Pour autant, nous ne pouvons nous satisfaire de ce chiffre (déjà impressionnant), c’est pourquoi nous insistons sur le fait que cette action aura plus de poids, si elle est portée par un très grand nombre de plaignants. Il est donc primordial de continuer à diffuser autour de vous, le plus possible, afin de rallier un maximum de personnes.
Http://29mai.eu

Bonne nouvelle dans notre recherche d'avocat :

Nous sommes désormais sûrs qu'un avocat (on annoncera son nom  ce soir) nous représentera. 

Merci à toutes et à tous !


Concernant l’issue de l’action, il nous semble utile de préciser, encore une fois, que rien n’est joué d’avance. Nous avons de bons arguments juridiques, mais il faut garder présent à l’esprit que cette action, c’est « la lutte du pot de terre contre le pot de fer » (à vous de deviner qui joue le pot de terre dans cette histoire !!!).

Un procès n’est jamais gagné ou perdu d’avance, et personne ne saurait prédire son issue. Ce qui est sûr, toutefois, c’est qu’il n’y a qu’une seule façon de savoir si nous pouvons gagner, c’est d’essayer !!


A demain donc. Les choses sérieuses commencent !

Http://29mai.eu

ps1: Concernant les gens de Strasbourg et des environs (et de tous ceux et celles susceptibles de faire le déplacement), nous comptons sur vous pour la suite des opérations devant  la Cour Européenne des Droits de l'Homme

Posté par Geneviev à 23:50 - Sarkozy - résistances - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Opération Exposition Coloniale - Manifestation contre une xénophobie d’Etat (Paris, 1er décembre)

Samedi 1er décembre 2007 à 14h Place Felix Eboué - PARIS XII - Métro Daumesnil
Manifestation Revendicative & Sonore

Contre un racisme d’Etat
Contre une Immigration jetable
Contre un fichage des individu-e-s

Pour la Liberté des Peuples
Pour la Diversité des Cultures
Pour le Respect de toutes les Différences :

Parade Solidaire contre un Cirque Sécuritaire

Samedi 1er décembre 2007 à 14h Place Felix Eboué - PARIS XII - Métro Daumesnil


OPÉRATION EXPOSITION COLONIALE

2007 : L’État français applique une politique discriminatoire, sécuritaire et antisociale qui n’est pas sans rappeler son passé le moins glorieux.

À l’heure où l’UMP, élue grâce aux voix du FN, enchaîne les mesures étatiques au profit des plus riches, des plus puissants, il ne fait aucun doute que ce qui en train de se passer constituera demain les fondations d’une société raciste et fasciste basée sur les richesses personnelles au détriment des pays les plus pauvres et des plus démunis et, parmi nous, des plus faibles...

Va-t-on laisser commettre ces rafles innommables sans rien dire ? Va-t-on laisser plus longtemps flotter cette odeur de répression, d’ultra-individualisme, de bêtise, de violence, de flicage, de haine... sans bouger ?

Nous sommes conscients que l’actualité sociale est des plus chargées mais c’est justement pour cela que nous venons vous demander de nous aider à diffuser cet appel. En cette période de prémices d’agitation sociale, il est primordial que toutes les injustices soient dénoncées, que chaque idée soit énoncée, que chaque lutte s’exprime plus vite et plus haut, que le plus grand nombres de voix s’élèvent pour toutes les justes causes, afin que toutes ces mobilisations puissent au final se rejoindre dans une contestation plus globale de notre système !

Nous appelons tous les individuEs et toutes les organisations concernées à défiler le 1er décembre 2007, chacun à sa façon et cela de quelque manière que ce soit ! Victimes du racisme, du sexisme, des violences policières applaudies par le capital : défilons, agissons, restons en contact pour protéger les ClandestinEs, les Sans-Papiers, les Sans-Logis, les Travailleu-rs-ses ImmigréEs, les ProstituéEs, les Jeunes issuEs de milieux défavorisés, les margina-ux-les, les SDFs, les Activistes, les Usager-e-s de drogues,... La liste est tellement longue que nous pourrions tous y figurer...

Il est temps de réagir !

Notre collectif, volontairement anonyme, temporaire et totalement indépendant, propose un début de résistance : s’unir pour marcher, selon le bon vouloir de chacun, de la Place Félix Éboué, Paris 12ème Arrdt , à 14h, vers la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration, laquelle fut d’ailleurs bâtie sans honte sur les ruines de l’Exposition coloniale de 1931...

TOUS À PARIS 12ème - PLACE FÉLIX ÉBOUÉ - Métro Daumesnil LE SAMEDI 1er DÉCEMBRE 2007 À 14 h

Marchons, dansons, résistons, ensemble contre le racisme, PARADONS CONTRE LE CIRQUE SÉCURITAIRE !!

Nous sommes tous Nés Sous X, cherchant famille et terre d’accueil, Désespérément...

WWW.OPCOLONIALE.FR

Besoin d’infos ou d’aide : OPCOLONIALE@GMAIL.COM

Tracts :

- Flyer : http://opcoloniale.fr/files/images/OPcoloniale.jpg

- Banniere : http://www.opcoloniale.fr/files/images/banniereOPcoloniale.jpg

- Affiche : http://www.opcoloniale.fr/files/images/Affiche%20OPcoloniale_5.jpg


Parade Solidaire contre un Cirque Sécuritaire Samedi 1er décembre 2007 à 14h Place Felix Eboué - PARIS XII - Métro Daumesnil

Des siècles durant, la France fit tonner son fier canon et résonner son évangile menteur aux quatre coins du monde dans le seul but d’y planter son drapeau immonde. Au nom de ce qu’elle nommait avec orgueil « culture » et « progrès », elle mit sans vergogne les territoires conquis et les populations indigènes opprimées au service des plus monstrueuses exploitations militaires et industrielles. Pour maintenir son ordre injuste, elle écrasa sans hésitation les révoltes logiques dans le sang. C’était le bon vieux temps de l’Empire colonial ! Depuis, contrainte et forcée, elle dut néanmoins se résoudre à rendre leur liberté à ceux qu’elle en avait si longtemps et honteusement privé.

Or qu’en est-il aujourd’hui de cette France qui, malgré son passé criminel, persiste contre toute évidence à s’autoproclamer narcissiquement la « Patrie des Droits de l’Homme » ? Est-elle demeurée cette nation barbare, violente et méprisante ? Il paraitrait que non. Pourtant son peuple, probablement inspiré par la fièvre et le cancer, prend toujours grand soin de se choisir des dirigeant(e)s à son image : un peu lâches, souvent bornés, presque toujours racistes. Ces derniers, qu’ils soient cruels par ignorance ou par conviction, manient sans précaution ce qu’ils sont visiblement si prompts à dénoncer par ailleurs : la réduction de l’être humain à sa couleur, sa race, ses gènes, son sang.

Tandis qu’on inaugure en catimini un musée de l’Immigration dévoyé pour se donner bonne conscience à peu de frais - comme si un musée pouvait suffire à laver des décennies de vilénies consciemment administrées -, on lâche dans les rues des hordes policières sur le passage desquelles hommes, femmes et enfants, partout dans le pays, tremblent, pleurent, et parfois meurent. Plutôt que de reconnaitre les erreurs passées et de tendre la main à ceux qui en expriment le besoin, on rafle et on parque ceux-là même qui vivent à nos côtés pour les envoyer se faire pendre ailleurs dans l’unique dessein, mesquin et vain, d’édifier un monde blême et fade au sein duquel on se plaira à périr d’ennui entre individus choisis.

Parce que nous estimons iniques les lois permettant ces agissements ; parce que celles-ci furent votées par des représentant(e)s qui ne nous représentent pas ; parce que nous ne cautionnerons jamais par notre silence les propos insultants à l’égard de l’humanité toute entière d’un gouvernement qui manipule l’Histoire et la vérité ; parce qu’enfin il est temps de réagir devant ces charniers immondes de la pensée et de l’action qui nous choque si souverainement : nous ferons entendre, ici et maintenant, toujours et partout, le cri de ceux qui ne sont pas à vendre !

Quand nous sommes très forts, qui recule ? Quand nous sommes très gais, qui tombe de ridicule ? Et quand nous serons devenus momentanément féroces, que fera-t-on de nous ?

À nous les corps sans prix, hors de toute race, de tout monde, de tout sexe, de toute descendance ! Parez-vous, dansez, riez ! N’expulsez jamais l’amour par la frontière !

TOUS À PARIS 12ème - PLACE FÉLIX ÉBOUÉ - Métro Daumesnil

LE SAMEDI 1er DÉCEMBRE 2007 à 14 h

Marchons, dansons, résistons, ensemble contre le racisme, PARADONS CONTRE LE CIRQUE SECURITAIRE !!

http://www.opcoloniale.fr/


Opération Exposition Coloniale Manifestation Revendicative & Sonore

Parade Solidaire contre un Cirque Sécuritaire

Samedi 1er décembre 2007 à 14h Place Felix Eboué - PARIS XII - Métro Daumesnil

Sarkozy, toi et tes potes tu veux me tuer !

Je suis Arabe, Black, Chinetoque, Jui-f-ve, Transexuel-le ... tu m’offres un Musée de l’Immigration, des lois à la con sur l’homophobie et le racisme que toi et tes potes parlementaires s’empressent de bafouer. Tu te la racontes avec ton identité nationale, mais toi, c’est vrai, t’as réussi par ton mérite... et puis toi t’es plus blanc que blanc et je n’ai qu’à suivre tes pas.

Je suis Sans Papiers, si je suis venu-e ici c’est évidemment pour en repartir avec tes impôts dans la poche. Parfois je devrais être réfugié-e, mais ce n’est pas vrai, tout va bien dans le monde grâce à toi et tes potes démocrates bien pensants, plus personne n’est persécuté, je t’en remercie !

Je suis Jeune, sans emploi, sans droit au RMI, sans droit pour un emploi stable, c’est ça ou le stage gratos, c’est ça ou rien d’autre, tu as déjà niqué mon éducation nationale, niqué mes profs (c’est bien, il y en a de moins en moins) ; avec tes potes libéraux t’as niqué mes pions emplois-jeunes, t’as ruiné mes associations à but super-non-lucratif ; mon CROUS et le logement étudiant, c’est pour faire joli ; les droits d’entrée à l’université que tu auras choisi pour moi c’est l’ensemble de mes économies et de celles de mes parents ; je ne t’aime pas et pourtant tu passes ton temps à m’enculer. Tu me fais chier pour avoir une carte de sécu ou d’étudiant, montrer ma carte d’identité ou de séjour, vos papiers !! J’en n’ai pas, j’en n’ai plus, ils ont brûlé et moi avec !

Je suis Rappeu-r-se, je braille et je gribouille des chansons, je voulais faire voyou, je fais des disques, mais au fond c’est pareil, toi et tes potes juges... tu me condamnes pour cela. Parce que soit disant je ne respecte pas Votre FranSSe, cette fRance moisie, peureuse, haineuse, qui confond la délivrance et l’insolence. Tu ne seras pas le Roi borgne de mes camarades aveugles, j’ai le droit de leur ouvrir les yeux sur tes délires sécuritaires, tes agressions au Kärcher, ton mépris pour la souffrance ordinaire.

Je suis une jeune Pute, avec tes potes flics tu n’as pas les couilles d’aller cueillir mon maquereau, c’est clair, vu ce qu’il me fout dans la tronche, il est sûrement dangereux, tu préfères me distribuer des PV et me faire sucer vos queues à l’œil... Alors je vais me cacher aux fonds des bois, entre le viol et la prostitution cela ne fait plus une grande différence, santé et salubrité publique cela n’a aucune importance. Et pire encore, tu essaies de me monter contre les « étrangères » : JAMAIS ! Elles ne sont pas mes ennemies, mais mes compagnes de galère. Tu ne reconnais pas mes choix, je ne reconnais pas tes lois !

Je suis Squatteu-r-se, je suis à la rue, avec tes potes spéculateurs tu m’as vidé-e, je n’ai pas le droit de m’en sortir sans être ton esclave, je n’ai aucune place dans ta société. Tes murs vides valent de l’or, alors ma vie ne vaut rien !

Je suis Toxicomane, pour tu dois m’incarcérer, tu dois me pruner, c’est tellement logique ! C’est tellement logique aussi de faire des procès aux associations de réductions des risques en matière de stupéfiants. Je t’accuse, oui, toi, de non assistance à personne en danger. C’est tellement pratique, crack, boum, plus rien, encore un-e inutil-e de moins, c’est ça, hein ? Et pendant ce temps là, toi et tes potes des labos peuvent me vendre de la drogue légalement. Stupéfiant non ?

Je suis Teufeu-r-se, je suis un-e délinquant-e parce que je ne vais pas dépenser mon fric dans tes boîtes de nuit mafieuses, de toute façon, je suis Noir-e, Beur-e, pas de la bonne couleur. Je n’ai pas le droit à ma Culture, je n’ai pas droit de cité pour mes Arts. Trop anticonformiste penses-tu, trop primitif dis-tu : je n’ai pas peur de l’origine du monde, moi !

Je suis Soignant-e aux hôpitaux de la République des pauvres, je compte les lits, j’urgentise, je colle des pansements sur des cancers, je donne un aspro aux séropos. Tu veux faire de moi un-e collabo : titre de séjour siouplaît, carte de sécu... J’hypocrate à mort !

Je suis Artiste de Rue, je mange de l’arrêté de non-droit (ce n’est pourtant pas nourrissant), tu me prends pour un-e mendiant-e, effectivement au fond je ne peux être que cela. Je suis Jeune des cités ou pas, j’ai un but dans la vie, brûler des caisses et caillasser les policiers, au choix mourir dans un transformateur, j’ai de l’avenir. Le même que celui que tes prédécesseurs et toi ont fait miroiter à mes parents !

Je suis Sans Toit, j’avais un pote sympa, l’abbé Pierre, il avait un grand manteau, un jour j’ai rêvé de 20% de logement sociaux, de mixité sociale, un jour.

Liberté, Egalité, Fraternité, qu’y disaient...

Opération Exposition Coloniale Manifestation Revendicative & Sonore

Contre un racisme d’Etat Contre une Immigration jetable Contre un fichage des individu-e-s

Pour la Liberté des Peuples Pour la Diversité des Cultures Pour le Respect de toutes les Différences :

Parade Solidaire contre un Cirque Sécuritaire Samedi 1er décembre 2007 à 14h Place Felix Eboué - PARIS XII - Métro Daumesnil

http://www.opcoloniale.fr/

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Manifestation Revendicative & Sonore

Posté par Geneviev à 23:36 - Sarkozy - résistances - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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