infos diverses - Droits de l'Homme -

Le blog d'infos de Geneviève

13 janvier 2008

Sarkoshow ou journalistes ridicules ?

Silencieux, complaisants, veules… A l'occasion des soldes, vous vous êtes payés les journalistes couchés qui ont assisté à la grand messe sarkozyste de la rentrée. Marianne2 salue votre exigence nécessaire.

LIRE LA SUITE : http://www.marianne2.fr/Les-douze-questions-auxquelles-le-President-a-echappe_a82710.html

 

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16 décembre 2007

SARKOZY ET LA PRESSE : vaste programme, ici, un échantillon d'articles sur sespropos...

Ce qu'a dit Nicolas Sarkozy au Nouvel Observateur

NOUVELOBS.COM | 13.12.2007 | 19:40


      

Voici les propos de Nicolas Sarkozy publiés, jeudi 13 décembre, dans le Nouvel Observateur.

LIRE : http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/medias/medias__pouvoirs/20071213.OBS0081/ce_qua_dit_nicolas_sarkozy_au_nouvel_observateur.html

Propos de Sarkozy : "inacceptables" pour le forum des SDJ

NOUVELOBS.COM | 13.12.2007 | 19:41

Le Forum des sociétés de journalistes s'alarme des propos  tenus par le chef de l'Etat dans le Nouvel Observateur, où il affirme que la presse est "globalement de gauche" et qu'il faut se réjouir que "des industriels investissent dans la presse plutôt qu'elle appartienne à des fonds de pensions anglo-saxons!".

LIRE L'article : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/20071213.OBS9944/


Propos sur la presse: Sarkozy "évacue le problème" de l'indépendance

      

13.12.07 | 12h15

LIRE L'ARTICLE : http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-33590940@7-58,0.html

"Une vraie méconnaissance du métier de journaliste"

par Jean-Michel Dumay,

président du Forum des sociétés de journalistes

LIRE L'ARTICLE : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/opinions/3_questions_a/20071213.OBS0100/une_vraie_meconnaissance_du_metier_de_journaliste.html


Nicolas Sarkozy personnalité la plus présente dans les JT au 3e trimestre

NOUVELOBS.COM | 12.12.2007 | 09:06


Nicolas Sarkozy est la personnalité la plus présente dans les journaux télévisés au 3e trimestre. TF1 arrive en première position avec 43 heures d'antenne consacrées au chef de l'Etat de juillet à septembre. Suivent ensuite France 2 et France 3.

LIRE L'ARTICLE : http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/medias__pouvoirs/20071204.OBS8287/nicolas_sarkozy_personnalite_la_plus_presente_dans_les_.html

Liberté de la presse les plumes se rebiffent

Lire l'article : http://www.humanite.fr/2007-12-14_Politique_Liberte-de-la-presse-les-plumes-se-rebiffent

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09 décembre 2007

Guillaume Dasquié : jounaliste en garde à vue !

Plus de quarente heure de garde à vue pour le journaliste Guillaume Dasquié qui s'est vu signifier, le 6 décembre 2007, sa mise en examen pour "compromission du secret de la défense", suite à une plainte contre X de Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la défense, et a été placé sous contrôle judiciaire par Philippe Coirre, juge du pôle Antiterroriste.                        

L'accusation porte sur les "détention et divulgation au public de renseignement ou fichier ayant le caractère d'un secret de la défense nationale" et fait suite à une enquête publiée dans Le Monde du 17 avril 2007 et consacrée au travail de la DGSE sur Al-Qaida, dont un fac-similé d'une note classée confidentiel-défense du 5 janvier 2001, intitulée "projet de détournement d'avion par des islamistes radicaux", et une autre montrant le comité exécutif de la mouvance terroriste, et une note de la DGSE mis en ligne sur le site geopolitique.com au sujet des "ressources financières d'Oussama Ben Laden".

Le journaliste d'investigation a été interpellé par des agents de Direction de la Surveillance du Territoire (DST), à son domicile, qui a été perquisitionné. Malgré son refus de dévoiler ses sources, des documents de juillet 2000 à octobre 2001 trouvés par les policiers leur auraient par la suite permis d'interpeller un membre de la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE).

On s'était déjà étonné, le mois dernier, de la perquisition infructueuse menée dans les locaux de l'agence de presse Capa pour récupérer les rushs du documentaire réalisé par Marc Garmirian sur l'action de L'Arche de Zoé au Tchad, aujourd'hui, ce sont les sources journalistiques qui sont ciblées.

C'est ainsi que Reporters sans frontières s'offusque et alarme, estimant qu'on "ne peut pas faire porter la responsabilité de fuites, au sein des services de renseignements ou d'un cabinet d'instruction, à un journaliste qui divulgue des documents méritant, en l'occurrence, d'être portés à la connaissance du public. Guillaume Dasquié a fait son métier. Il ne doit pas être traité ainsi".

Si loi française reste pour le trop évasive en ce qui concerne les sources, malgré l'article 109 du Code de procédure pénale, qui prévoit que tout professionnel des médias interrogé sur l'origine de ses informations a le droit le plus strict de garder le silence, on se demande pourquoi le projet de loi qui concerne ce sujet, conçu en 2005, a donc tant de mal à sortir des tiroirs.

Et si dans notre pays, il devient difficile d'informer sur des sujets touchant à la sécurité, surtout d'Etat, il sera bon de rappeler l'article 10 de la Convention européenne des Droits de l'homme sur la "liberté d'expression". Et, hélas, ce ne sera pas la première fois.

Rappelez vous : Big Brother is Watching You.

                              

dimanche 9 décembre 2007 à 01h13
http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=91410

   

Dasquié en garde à vue: tes sources ou la taule!

                                   

      

Retenu à la DST quarante heures, mis en examen, le journaliste a été menacé pour révéler au moins une de ses sources.

LIRE L'ARTICLE : http://www.rue89.com/2007/12/07/dasquie-en-garde-a-vue-tes-sources-ou-la-taule

 

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27 novembre 2007

JOURNEE SANS LUI

 

Oh, oh les hommes politiques s’y mettent... Sûrement pour faire parler d’eux... ;-)

"Rassemblement pour la démocratie à la télévision (RDT) (Association loi 1901, J.O. du 07/07/2007)

Communiqué de presse du 26 novembre 2007

De nombreuses personnalités politiques soutiennent la « Journée sans lui » du 30 novembre

Voici les textes qui nous été communiqués par : Juliette Benedetti, Jean-Pierre Chevènement, Michèle Delaunay, Daniel Ehret, Laurent Fabius, Paul Fromonteil, Jean-Patrick Gilles, Elisabeth Kergoat, Alain Krivine, Catherine Lemorton, Noël Mamère, Didier Mathus, Michel Sapin.

S’il est un savoir-faire qui n’a pas échappé aux professionnels de la communication et du marketing, c’est celui de l’emballage. Une bien jolie boîte et un gros n¦ud cacheront une piètre contenance en chocolat, voire une qualité moindre de ce dernier. La multiplicité de l’encartonnage et du plastifiage justifiera le coût exorbitant d’une cartouche d’encre. L’omniprésence de Nicolas Sarkozy dans les médias ne serait-elle que de l’emballage ? « Une journée sans Sarko » ne relèverait pas alors de l’anecdote ou d’une petite blague d’intellos à l’encontre du pouvoir en place, mais bien d’une vraie tentative pour alerter ceux qui croient encore que (sic) « ce qu’il dit, il le fait ». Parce que ça, c’est bien de l’emballage ! Juliette Benedetti, candidate Modem aux élections législatives 2007

Sachez-le : je soutiens votre initiative. Jean-Pierre Chevènement, président d¹honneur du MRC

Bravo pour la « Journée sans Sarkozy » : l¹humour est souvent plus efficace que tout. Michèle Delaunay, députée de la Gironde (PS)

Et si elles s¹unissaient toutes, les forces diverses qui rejettent le libéralisme échevelé qu¹incarne « sans complexe » le solitaire de l¹Elysée ? Si elles se rassemblaient dans l¹inédite posture du grand silence démocratique, rendant particulièrement grotesque, par antinomie, le tintamarre névrotique de Nicolas Ier ? J¹y verrais une forme nouvelle de sagesse politique consistant à renoncer dignement à l¹amplification médiatique, à l¹abandonner pour un temps aux effets virtuoses et creux du plus roublard des communicateurs que la France ait connus depuis Bonaparte. Ce boycott sans précédent, cette ataraxie de contraste, je me plais à le croire, aurait pour salutaire conséquence un réveil massif des innombrables consciences qu¹assoupit aujourd¹hui, depuis tant de mois, l¹hypnotique et sempiternelle médiatisation du monologue sarkozien. Daniel Ehret, écrivain, responsable local des Verts Alsace

Que penser d’une démocratie où des citoyens aspirent à vivre 24 heures sans que leur principal dirigeant apparaisse dans les médias ? Que celle-ci ne se porte pas au mieux. Chaque jour, à la radio et à la télévision, le chef de l’Etat s’éveille, déjeuner, dîne avec nous. Au fil de la journée, les chaînes d’information continue nous donnent de ses nouvelles. Nous croisons son visage sur les kiosques, les bus, les affiches. Impossible d’y échapper, comme jadis à la fumée du tabac dans les lieux publics. Cette stratégie ne doit rien au hasard. Elaborée depuis 2002 et l’arrivée de l’intéressé au ministère de l’Intérieur, elle consiste à saturer l’espace et à occuper sans cesse les esprits. L’agitation permanente oblige la presse à relayer l’action plutôt qu’à l’analyser. La personnalisation mâtinée de peopolisation vise la dépolitisation : on décortique la méthode, le style, les postures, rarement le contenu des décisions prises ou leurs effets. Il est regrettable que certains à gauche se laissent prendre au piège comme s’il s’agissait seulement pour l’opposition de commenter l’actualité élyséenne ou de contester la seule méthode. Cette surexposition conjuguée à l’appropriation de plusieurs médias par les amis, est désormais une question d’équilibre démocratique. Aujourd¹hui, l¹expression du président de la République dans les médias audiovisuels n¹est pas décomptée. Il serait juste que son temps d¹intervention audiovisuelle et celui de ses collaborateurs soient désormais comptabilisés, et que soit accordé un temps équivalent à la majorité et à l¹opposition. J’ai souhaité qu’un article sur la démocratie médiatique soit inscrit dans la Constitution. La rédaction suivante pourrait servir de base de travail : « L¹expression pluraliste des courants de pensée et d¹opinion est une des conditions de la démocratie. Afin d¹en assurer le respect, les radios et les télévisions doivent comporter dans leur programme un équilibre entre trois temps d¹intervention et assurer des conditions de programmation comparables : celui du Président de la République, de ses collaborateurs et des membres du gouvernement, celui des personnalités appartenant à la majorité parlementaire, celui des personnalités de l¹opposition. » Cet aspect est devenu probablement plus décisif pour l¹équilibre des pouvoirs que beaucoup de subtilités juridiques. La prise en compte de cet enjeu sera l’un de mes critères d’appréciation de la réforme des institutions. Laurent Fabius, député de Seine-Maritime (PS)

Le Groupe PCF à la Région Poitou-Charentes s¹associe à votre mouvement. Je pense en effet que la présidentialisation excessive du pouvoir autour de Sarkozy est une mauvaise chose pour la République. La République a besoin d¹une démocratie populaire et représentative qui ne peut passer par le pouvoir absolu autour d¹un homme niant le principe républicain de l¹équilibre des pouvoirs. Pour répondre aux enjeux sociétaux d¹aujourd¹hui, il faut partager les pouvoirs, partager les richesses, partager les savoirs. C¹est dans une telle démarche que se situe l¹efficacité économique sociale et politique d¹une société moderne. C¹est dans cette voie que les hommes et les femmes vivront ensemble, en harmonie avec les grandes valeurs assurant l¹avenir de l¹humanité. Paul Fromonteil, vice-président du Conseil régional Poitou-Charentes (PCF)

Je m¹associe à cette journée parce que je pense que c¹est l¹occasion d¹attirer l¹attention de l¹opinion sur le phénomène de collusion entre Nicolas Sarkozy et les grands groupes industriels, notamment ceux de l¹armement et du nucléaire, qui détiennent de surcroît les grands médias. Il faut réfléchir à une loi, de type anti-trusts, qui freine la concentration des pouvoirs : espérons que le débat sur la réforme des institutions nous en donne l¹occasion ! Le 30 novembre, il sera de salubrité publique que chaque citoyen réfléchisse à cette situation indigne d¹une démocratie moderne. Jean-Patrick Gilles, député d¹Indre-et-Loire (PS)

Plus on se montre, plus on est apprécié. Cette théorie, Sarkozy en a pris le parti. Soit, chacun sa stratégie. Il a juste oublié le principe de la démocratie, à savoir la possibilité d¹expression des autres partis. Médias, ne soyez pas complices de ça, retrouvez l¹honneur de votre profession, ce n¹est qu¹un début, continuons le combat ! Elisabeth Kergoat, candidate Modem aux élections législatives 2007

Un des mérites de la grève dans les transports, c¹est d¹avoir réduit au silence pendant plusieurs jours N. Sarkozy. Une journée sans Sarkozy c¹est bien mais c¹est 5 ans qu¹il faudrait car, le lendemain, le réveil risque d¹être douloureux. Contrairement à Sarkozy, la LCR défend l¹indépendance des médias, le pluralisme de l¹information, ce qui nécessite une lutte contre la concentration des grands groupes audiovisuels. Pas d¹information libre et indépendante sans un véritable service public de l¹information et de l¹audiovisuel, sans journalistes dont la qualification soit reconnue par des statuts protecteurs et une rémunération satisfaisante. Alain Krivine, porte-parole de la LCR

J¹ai fait un rêve : « une journée sans lui » !! Une journée sans sa vie privée, son divorce, son ex-femme, son jogging, ses vacances, son frère « Lagardère », son ami BushŠ Bref, tout ce qui fait le populisme de cet « hyper Président », hyper présentŠ hyper lassant, hyper navrant avec ses hyper slogansŠ ! Le nommer serait le faire encore une fois exister. Patientez, chers concitoyens, Votre peine plancher était de 1825 journées ; vous en avez effectué 202 ; vous êtes juste assurés d¹une remise de peine de 5 « journées sans lui » ! Pour faire passer le temps, travaillez plus pour gagnerŠmoins ! Catherine Lemorton, députée de la Haute-Garonne (PS)

Votre idée d¹une journée sans Sarkozy est excellente. Mais je parie que, excédés par ce véritable harcèlement médiatique, les Français finiront par se lasser et par « débrancher » le pantin agité de l¹Elysée. Noël Mamère, député de la Gironde (Verts)

L’appel à une « journée sans Sarkozy dans les médias » que votre association a lancé est une heureuse initiative. J¹ai moi-même alerté le Conseil supérieur de l¹audiovisuel sur les dérives auxquelles nous assistons depuis l¹élection de Nicolas Sarkozy. La double pression de l¹exécutif et des actionnaires des grands groupes de presse commence à poser de sérieux problèmes pour la liberté de la presse dans notre pays. Je souhaite plein de succès à cette journée du 30 novembre. Didier Mathus, député de Saône-et-Loire (PS)

Aujourd’hui, le Président de la République est devenu un acteur incontournable et imposé du paysage audiovisuel. On le constate, il ne se passe pas un jour sans que les médias ne relatent l’action, les déplacements, les activités du Président de la République, du jamais vu dans l’histoire de la Ve République. Alors que quelques grands groupes du secteur industriel possèdent la plupart des médias de l’hexagone, et que les patrons de ces groupes sont des amis personnels de Nicolas Sarkozy, ce constat ne suffit pas à expliquer l’omniprésence du Président de la République dans les médias. Nicolas Sarkozy a imposé sa façon de faire de la politique et de se rendre indispensable à des journalistes qui ressentent le besoin de le mettre en avant régulièrement. La « journée sans Sarkozy dans les médias » est une action symbolique qui va permettre aux citoyens de prendre acte de l’omniprésence du Président de la République dans les médias et leur montrer que « l’homme providentiel » n’est pas le seul à conduire la politique de la nation, qu’il est accompagné par un gouvernement et une majorité. Mais, j’espère surtout que ce sont les journalistes qui vont prendre conscience de la dérive actuelle. Ils doivent reconquérir leur liberté de pensée et d’expression qui est déterminante pour le métier. Mais, au delà de cette journée symbolique, je suis convaincu avec mes collègues socialistes, de la nécessité de faire évoluer les règles qui protègent l’expression pluraliste. Afin d’assurer une équité de traitement entre les différentes formations politiques, les socialistes proposent de faire évoluer le mode de décompte du temps de parole effectué par le CSA. Au vu du rôle de chef de la majorité endossé par le Président de la République, il convient maintenant d’intégrer son temps de parole dans le quota alloué aux membres du gouvernement. Michel Sapin, député de l’Indre, secrétaire national du Parti Socialiste à l’économie

Rassemblement pour la démocratie à la télévision (RDT) 28, rue d¹Entraigues 37000 Tours Tél. 02 47 39 58 30 (de 14h à 18h) / 06 71 08 96 45 Courriel : rasdemtv@orange.fr"

Et vous qu’en pensez-vous

skalpa http://kprodukt.blogspot.com


      

             

De : skalpa
lundi 26 novembre 2007

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22 novembre 2007

Daniel Schneidermann, le chroniqueur média à Libé a répondu aux questions sur le traitement du conflit social dans les médias

Les chats de Daniel Schneidermann

«L'audience pour l'audience est une démarche de commerçant pas de journaliste»

Daniel Schneidermann, le chroniqueur média à Libération a répondu aux questions des Libénautes sur le traitement du conflit social dans les médias.

LIBERATION.FR : mercredi 21 novembre 2007

Spart accuse69: que pensez-vous du traitement des mouvements sociaux dans les principaux médias français, radio, télé et certains quotidiens?
Daniel Schneidermann: j'ai déjà eu l'occasion de le dire, je suis stupéfait par le parti pris antigrève des principales chaînes de télévisions françaises. Je savais que dans ces situations la tendance naturelle est de donner la parole de manière privilégiée aux usagers pénalisés par les grèves de moyens de transport. Mais à ce point de matraquage, à ce point d'étouffement de toute parole contraire, je me suis rarement senti aussi asphyxié. Dans chaque JT au moins trois reportages qui disent tous la même chose. Elise Lucet doit prononcer le mot galère à peu près dix fois par journal (si elle tombe au-dessous de dix, elles a peut-être un gage). Je pense que tous les journaux sont engagés dans une surenchère qu'il faudra bien analyser un jour. Dans l'audiovisuel quelques rares espaces échappent à cela. Je pense par exemple au Grand journal de Canal Plus ou à la tranche matinale animée par Nicolas Demorand, sur France inter. Mais ils sont rares.

Spart accuse69: sur le vocabulaire utilisé pour stigmatiser des catégories socio professionnelles tels que "priviligiés" "corporatisme"  et surtout le discours maintes fois répétés "encore la galère pour les usagers" par les grands média populaires. Peut-on croire que le gouvernement souhaite négocier, lorsque l'on connaît les liens "affectifs" entre notre président et ces mêmes médias?
Je me garderais d'établir un lien direct entre la totalité des journaux que je viens de décrire et les tendres relations entre Nicolas Sarkozy et Martin Bouygues, ou Bernard Arnault. Encore une fois, je pense que dans l'esprit des rédacteurs en chef le souci d'être proche de l'image qu'ils se font de leur public est une motivation déterminante.

Liputu: quelle peut être la place d'ASI dans cet espace?
Nous faisons ce que nous pouvons, avec nos petits moyens. C'est-à-dire que nous relevons les détails susceptibles de trahir le comportement d'ensemble. Dans les derniers jours par exemple, PPDA a présenté comme créée récemment une association d'usagers du train en colère, qui existait en fait depuis 17 ans, et dont les médias n'avaient jamais parlé depuis lors. Nous avons relevé aussi une autre petite exagération. Dans une université occupée certains grévistes avaient dessiné sur le sol une ligne de barbelés derrière laquelle les journalistes étaient sensés se tenir. Libé avait relevé l'anecdote. Dans le Monde, quelques jours plus tard, cette ligne de barbelés est devenue de vrais barbelés. Voilà. A chaque fois que nous le pouvons, nous relevons ce genre de fait. Certes, si nous disposions encore des moyens de l'ancienne émission Arrêt sur images, nous pourrions être plus efficace. Je veux dire que nous pourrions couvrir un champs plus vaste. Dans une certaine mesure le système a donc réussi provisoirement à nous museler. Mais patience, dès janvier, le site définitif sera en ligne, avec tout l'élan que lui donne la confiance de ses 25 000 abonnés

Géraaaaaard: prétendez-vous que vous ne commettez jamais d'erreurs à ASI ?
Oh, certes non. Cela peut nous arriver, comme à tous les journalistes. Et dans ce cas, heureusement, il faut en général moins d'une heure à nos internautes pour la relever.

CharlyBishop: que vous inspire l'annonce, faite par Sarko, aux journalistes des Echos, du prochain retour de Beytout, et le recyclage de Mougeotte au Figaro?
Si l'anecdote est vraie il est évidemment très inquiétant pour l'indépendance de mes confrères des Echos de voir que le nom de leur futur directeur leur a été donné par le président de la République. Quant à Mougeotte, je n'ai pas d'opinion. D'une manière générale dans mon travail je m'efforce de ne pas exprimer d'opinions sur les hommes qu'en général je ne connais pas personnellement. Analyser les contenus et les productions médiatiques suffit amplement à mon bonheur.

Martin: pire encore que la censure politique, n'y a-t'il pas la pression due à la course à l'audience ? Que penser d'un rédacteur en chef qui modifierait l'article d'une journaliste pour y ajouter des éléments subjectifs plus accrocheurs pour le lecteur. Et si ce rédacteur en chef s'appelait D. Schneirdermann et la journaliste Aurélie, faudrait-t'il s'en émouvoir ?
Je ne sais pas à quoi vous faites allusion. Si c'est au site d'Arrêt sur images, je vous confirme bien volontier qu'il m'arrive de relire, et parfois de modifier, les articles d'une rédaction composée essentiellement d'excellents jeunes journalistes, mais qui ont tous moins de 25 ans. Je m'efforce de le faire en fonction de critères uniquement professionnels. Quant à la course à l'audience, puisque vous êtes apparemment un habitué de notre site, vous savez certainement que nous nous en sommes préservé en prenant la décision de ne pas avoir recours à la publicité.

CharlyBishop: Beytout, grand ami de Joffrin, semblait faire barrage contre les velléités éditoriales de Dassault, on entend dire que Mougeotte pourrait se montrer moins résistant...
Oui, oui, on entend dire beaucoup de choses.

Martin: la course à l'audience est un motif professionnel?
Rechercher l'audience pour l'audience et pour le supplément de revenus que cela provoquera est une démarche de commerçant et pas de journaliste. En revanche, s'efforcer de rendre sa production accessible au plus grand nombre est à mon sens le devoir de tout journaliste. La différence peut vous paraître mince, mais pour la pratiquer tous les jours, je vous assure qu'elle est pour moi essentielle.

Géraaaaaard: alors, puisque vous commettez vous aussi des erreurs, quelle est votre légitimité à relever celles des autres avec autant de plaisir ?
Aucune autre légitimité que celle de me confère ceux qui veulent bien me faire confiance.

Martin: Edwy Plenel va créer un site payant sans publicité. Pourriez-vous en parler aussi longuement que vous le faites ici avec votre site.
Bien entendu, quand ce site sera en ligne, nous le lirons avec attention, et nous en traiterons comme de tout autre média.

CharlyBishop: Mougeotte-Figaro, vous vous en foutez parce que c'est la presse de droite?
Voir plus haut.
http://www.liberation.fr/interactif/chats_home/chats/schneidermann/292913.FR.php

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31 octobre 2007

GRANDE PETITION NATIONALE : notre devoir de réponse à Eric Zemmour


NOTRE DEVOIR DE REPONSE A ERIC ZEMMOUR:

Nous avons tous reçu la redevance à régler avant le 15 novembre 2007.

Cette redevance finance notamment le service public de la télévision qui emploie aujourd'hui des personnalités comme Eric Zemmour aux propos ambiguës.

La télévision publique peut être un lieu de débats et de contradictions. Elle doit néanmoins permettre la représentation de la diversité française et des différentes sensibilités qui animent la communauté nationale.

Nous vous invitons à signer la pétition « DEVOIR DE REPONSE » à Eric Zemmour.

Journaliste au Figaro, polémiste sur France 2 le samedi soir dans l’émission de Laurent Ruquier, Chroniqueur sur I-Télévision, Eric Zemmour propage une idéologie basée sur une vision communautariste de la collectivité nationale. En pratiquant le soi-disant « Parler Vrai », Eric Zemmour est devenu une figure emblématique des sympathisants d'extrême droite comme en témoigne leurs reactions sur les blogs affiliés à cette sensibilité politique. Il a, à plusieurs reprises, débordé et dépassé les limites sur des sujets aussi sensibles que l'esclavage, les quartiers populaires ou la pratique religieuse notamment.

Eric Zemmour est un salarié du Service Public.

LE SERVICE PUBLIC PEUT-IL CONTINUER A CAUTIONNER CE DISCOURS ET DIFFUSER UNE IDEOLOGIE OPPOSANT LES DIFFERENTES COUCHES DE LA SOCIETE FRANCAISE SANS CONTRADICTION AUCUNE ?

Nous comptons sur le soutien des médias républicains et des hommes et femmes partisans d’une démocratie basée sur le respect de l’autre pour soutenir cette mobilisation.

Nous pensons qu’il est temps de déclencher la sonnette d’alarme avant que le mal soit fait.

1- Nous exigeons de la part de France télévision un devoir de réponse et d'information. Nous souhaitons associer le public et les artistes afin que chacun des sujets abordés donnent lieu à un véritable débat contradictoire et que certaines contre-vérités soient dénoncées.

2- Nous appelons les artistes à ne plus servir de faire valoir à Eric Zemmour pendant l’émission « On n’est pas couché » de Laurent Ruquier tant qu’un débat contradictoire n’aura pas été organisé. Après Pascal Sevran et ses propos sur le sexe des noirs, le service public se doit de faire preuve d’intransigeance par rapport à ses intervenants et ne pas laisser penser qu'elle cautionnerait ce type de discours.

SIGNER LA PETITION  :  KLIK

e Manifeste des Sans Gain

  Carte d'identité, carte de séjour,
  Parce que les hommes naissent libres et égaux en droits il est important de se souvenir qu’il y a 2 ans disparaissaient Zied et Bouna.
  2 ans après la tragédie de Clichy Sous Bois, où tout part d'une disparition, celle de Bouna et Zied, ni voleurs, ni casseurs, ni menteurs, juste footballeurs du dimanche…
  L'histoire se poursuit et finit dans un transfo. Le résultat vous le connaissez, deux jeunes de plus qui disparaissent  en n'ayant pas connu leur majorité, sous le nez des policiers.
  Alors, mes chers compatriotes, nous vous  demandons de croire en la   France de demain.
  Croire que notre culture n'a rien d'urbaine,  elle est comme notre pays, unique.
  Savoir que l'héritage légué par nos aînés, va être pérennisé par notre génération pour être offert avec plus d'ampleur aux prochaines…
  Sachez que nous avons assimilé la vertu de notre drapeau à l'Etat de notre société, si les couleurs se mélangent sur le drapeau, elles peuvent se mélanger sur notre territoire…
  A ceux qui doutent, nous ne croyons qu'en une seule chose, l'éducation. Le savoir est l'arme des plus grands. De Marseille à Clermont Ferrand en passant par Perpignan, notre histoire s'écrit en grand.
  Le descendant de Victor Hugo s'appelle peut être Rachid, celle de Piaf s'appelle peut être Mélanie et celui de Brassens, Mamadou.
  Il n'était pas prévu pour certains de  rester, mais sachez que leurs enfants vous disent haut et fort qu'ils sont  français.
  « C'est avec le passé qu'on écrit le futur », selon Mitterrand, quand on vous dit « La France aimez la ou quittez la »  on vous ment !
  Sentez vous français de la tête aux pieds, enfants ou pas d'immigrés, nos cultures se mélangent aux trois mots qui finissent en té.
  On ne craint rien, à part une chose, la stigmatisation. A tort ou à raison, elle ne doit pas exister et celui ou celle qui l'applique n'a pas sa place ni à la télé ni à l'Elysée…
  Dans un désir d'avenir et pour la plus grande reconnaissance qu'on se doit d'avoir, je vous demande de croire en la France de demain, celle qui ne craint pas son voisin…
  Aux armes intellectuelles  citoyens, le jour de gloire est arrivé.
 
Rejoignez nous sans hésitez, et pardonnez notre passion, nous sommes des sans  gain...

Yassine Belattar et François Laforestrie

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29 octobre 2007

Sarkozy aime l'Amérique... mais pas ses journalistes

Enième accroc dans une relation très mouvementée: le Président claque la porte d'une interview avec CBS.

Nicolas Sarkozy lève les yeux au ciel. "L’imbécile!" Au beau milieu de son interview avec la chaîne CBS, il décroche le micro de sa veste et se lève. "Au revoir, merci…", dit-il en tournant les talons. Lesley Stahl, la journaliste, défend la question qui semble avoir provoqué le départ du président français: "What was unfair?" ("Qu’est-ce que j’ai dit de déplacé?"). Il répond sèchement, avec un geste de la main: "Allez!" C'était avant l'annonce du divorce, la question portait sur le sujet sensible.

C'était la bande-annonce du magazine d’information "60 Minutes", diffusé dimanche soir sur la chaîne CBS. Au cours du programme, on le voit de mauvais poil pendant la séance de maquillage, puis refuser de mettre un micro pendant une interview dans un avion. L'"imbécile", à en croire le commentaire de la chaîne, n'est autre que son porte-parole, David Martinon.

CBS avait annoncé un spécial "Sarko l’Américain" qui, contrairement à ce que dit la voix-off de la bande-annonce, n’est pas le surnom que les Français donnent à Nicolas Sarkozy, mais celui que… Nicolas Sarkozy donne à Nicolas Sarkozy. Cela remonte au printemps 2004. Le ministre du Budget d’alors, en visite aux Etats-Unis, lance devant une association juive américaine:

"Certains en France m’appellent Sarkozy l’Américain et j’en suis fier…"

Depuis, du Boston Globe au L.A Times, la presse américaine a repris l’expression (à laquelle on peut rajouter, pour compléter la sainte trinité de l’américanophilie présidentielle: "Il écoute Elvis Presley" et "Il est allé en vacances aux Etats-Unis"). Cet auto-surnom "a fait des miracles" pour son image aux Etats-Unis, s’amuse un journaliste américain. Car pour séduire la presse outre-Atlantique, Nicolas Sarkozy n'a pas eu à déployer beaucoup d'efforts. Et a souvent donné l'impression de ne rien faire pour la courtiser. Au contraire.

En septembre 2006, alors qu'il vient décorer le patron de la police de New York, une journaliste du Daily News lui demande une interview lors du cocktail. "Ne bougez pas, je reviens", lui répond-il. Une heure plus tard, elle s’est fossilisée près du buffet. Le ministre français est parti s’entretenir avec des journalistes français.

Au cours du même séjour, il décline une invitation du service des éditoriaux du New York Times, qui souhaite rencontrer le candidat à la présidence. Un an plus tard, à l’occasion de l’Assemblée générale de l’ONU, l’équipe Sarkozy tente d’exclure la presse étrangère d’une conférence de presse donnée dans l’enceinte des Nations unies.

"Avec nous, il ne peut pas relire et corriger"

C'est naturel, se dira t-on, tous les politiciens préfèrent s’adresser à leurs électeurs. Après tout, les correspondants français aux Etats-Unis sont également ignorés par les attachés de presse des hommes politiques américains.

Mais ce journaliste américain voit un autre motif de réticence de l’Elysée à l’idée de rencontrer ses compatriotes journalistes: "Avec nous, il ne peut pas relire et corriger les interviews" (à la différence de la presse française, la presse américaine n'autorise pas les personnes interviewées à relire la transcription de leurs propos).

En janvier, Elaine Sciolino, la correspondante du New York Times à Paris, avait raconté dans son journal comment, après un entretien avec Jacques Chirac, les quelques journalistes y participant avaient reçu une retranscription corrigée de l'échange, dont avaient été effacées les déclarations les plus controversée. Ce qu'avait écrit Elaine Sciolino:

"C’est une longue tradition du journalisme français d’accorder aux sujets d’interview, du Président aux personnalités de l’entreprise ou de la culture, la possibilité de modifier les textes d’entretiens en questions-réponses avant leur publication."

Lors de son premier rendez-vous avec la presse étrangère,  en juin juste après son élection, Nicolas Sarkozy leur avait demandé d’éteindre leurs magnétophones:

"On va tout faire en 'off', on décidera ensuite de ce qui est 'on'".

Abordage hasardeux à Wolfboro

Après son entretien au New York Times et à l’International Herald Tribune le 24 septembre dernier, l’Elysée ne digère pas que l’interview n’ait pas fait la première page du grand quotidien new yorkais, et encore moins qu’Elaine Sciolino ait raconté la scène de la photo, quand Nicolas Sarkozy avait posé les bras autour des épaules d’elle et de sa consoeur en disant: "Je fais un beau métier..."

Le président français n’est pas habitué à perdre le contrôle de sa communication. D’où la porte claquée au nez de Leslie Stahl, de CBS, qui l’interroge sur Cécilia, mais aussi la colère sur le bateau des photographes cet été à Wolfeboro (il avait demandé aux journalistes de rentrer chez eux, ce qu'ils n'avaient pas fait).   

Il faudrait pourtant que Nicolas Sarkozy s’habitue au fonctionnement de la presse américaine. La semaine prochaine, il sera à Washington, et on risque de l’interroger sur sa vie de "bachelor", que cela lui plaise ou non.

A la fin du reportage de CBS, la journaliste lui demande pourquoi on le voit toujours dans les médias. Il lui fait remarquer qu’elle lui a aussi demandé un entretien. "Touché", dit-elle (un mot français passé dans le vocabulaire anglais). "Coulé", ajoute-t-il.

http://www.rue89.com/2007/10/28/sarkozy-aime-lamerique-mais-pas-ses-journalistes

SARKO COLERE

Si les Américains comptaient se faire une idée plus précise de Nicolas Sarkozy, une semaine avant sa première visite officielle à Washington, ils n’ont pas tiré grand-chose du segment de « 60 minutes », un magazine télévisé de CBS, consacré dimanche soir au président français.

On y voit Jean-David Levitte, ancien ambassadeur à Washington, et actuel conseiller de sécurité Nationale de Sarkozy assurer « qu’il a magnifiquement réussi » à renouer de bonnes relations franco-américaines, et le commentaire de Lindsay Stahl, présentatrice vedette de l’émission trace un portrait simpliste mais fort positif de ce président « jeune, dynamique et profondément intriguant ».

Mais les interviews qui suivent laissent rêveur : Dans le premier, conduit dans un avion, Sarkozy, par un caprice étrange, refuse d’utiliser le micro-cravate que lui proposent les journalistes américains. Le son est catastrophique, et les téléspectateurs en sont réduits pendant plusieurs minutes sauvées au montage, à contempler un président nerveux, agacé malgré ses sourires de façade, erratique et étrangement superficiel. « J’adore la musique américaine, Elvis Presley … »

Lors d’une autre entrevue, plus formelle, tenue à l’Elysée, le président commence, sans savoir que les caméras tournent déjà, à agonir d’insultes son malheureux attaché de presse, cet « imbécile », pour lui avoir imposé cette interview « alors qu’il a un big job et beaucoup de choses à  faire.». Vous avez l’air en colère, Monsieur le Président, lui lance Lindsay Stahl. « Non, je suis pressé », rétorque t-il. Certes, à la première question consacrée à Cecilia, Sarkozy considère l’interview terminée, assène au malheureux attaché de presse qu’il « n’est vraiment qu’un enfant » et quitte la pièce en trombe. « What was unfair ?»  « Qu’y avait-il de mal dans cette question ? » demande Stahl. « Allez…” répond Sarkozy, furibard.

L’interview avait lieu lors de la semaine de toutes les rumeurs, 18 jours avant l’annonce officielle du divorce.  Il y a fort à craindre que les Américains ne parlent que de son bizarre comportement pendant tout son séjour à Washington. Et que la presse américaine ne résiste pas à l’envie de lui faire piquer une autre grosse colère.

http://blogs.lexpress.fr/nycoste/2007/10/sarko_colere.html

VOIR LES VIDEOS CBS SUR AGORAVOX : KLIK

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21 octobre 2007

Journée "sans Sarkozy" dans les médias le 30 novembre « On est dans une monarchie médiatique »

         

Entretien avec Pierre Bitoun, président du Rassemblement pour la démocratie à la télévision.            

Nous sommes le 30 novembre et, dans les journaux, à la radio, à la télé, pas un mot, pas une image évoquant le président de la République ! De la science-fiction ? Non, le rêve du Rassemblement pour la démocratie à la télévision. Entretien avec son président.             

Comment est née l’idée d’une journée sans Sarkozy ?             

Pierre Bitoun. D’abord d’un ras-le-bol face à une omniprésence médiatique qui confine au culte et qui questionne l’existence même du pluralisme. Ensuite, parce qu’il y a une dizaine d’années, les médias danois avaient organisé un boycott des décisions gouvernementales. Enfin, l’envie de se désintoxiquer. S’il y a une journée sans tabac, pourquoi pas une journée sans Sarkozy ?             

Ne craignez-vous pas que ce soit voué à l’échec ?             

Pierre Bitoun. N’oublions ni l’aspect symbolique de cet appel ni le climat actuel, qui voit tous les syndicats de journalistes réclamer une loi pour garantir l’indépendance des rédactions. On appelle aussi les citoyens à « presser la presse » et donc à se la réapproprier en l’interpellant, ce qui s’est déjà vu. Et l’on sait que des journalistes ont de la sympathie pour notre démarche. Parce qu’il n’y a rien qui stipule qu’ils aient l’obligation de suivre systématiquement tout ce que fait le président. C’est à la fois un acte de résistance et une manière d’ouvrir le débat. Car, malheureusement, l’agenda de Sarkozy a bon dos. Qu’il soit nécessaire d’en rendre compte, nul ne le conteste. C’est l’excès que l’on condamne. Et la manière de le faire. Parce que, concrètement, qu’est-ce que le citoyen en a à foutre de Sarkozy faisant son jogging avant son discours à l’ONU ? On a clairement franchi un seuil, lié au modèle américain de présentation de l’homme politique, tant dans ses apparitions publiques que dans la mise en scène de sa vie privée. Mais aussi dû à la multiplication des canaux. Sans parler de la stratégie médiatique de Sarkozy qui ne fait que renforcer jusqu’à son paroxysme une monarchie présidentielle. Et médiatique.

             

Quid, alors, de cette « cour » qui sans cesse s’étoffe ?              

Pierre Bitoun. Ce n’est que l’aggravation des travers d’un système médiatique dominé par une centaine de journalistes, proches de l’homme et de ses idées, qui détiennent les postes clés. Quand ils ne les cumulent pas. Sarkozy ne fait que profiter de la confiscation des médias. D’où notre volonté, pour sortir de la dénonciation, de réclamer leur démocratisation.             

Au fond, la majorité des journalistes ont-ils vraiment le choix ?             

Pierre Bitoun. C’est là tout le problème. Cela nous renvoie à la question de la précarité, de la propriété des médias. Et qui ne fait qu’appuyer la démarche des syndicats de journalistes.             

Enfin, que répondez-vous à Sarkozy qui, interrogé sur cet appel au boycott, a répondu aux journalistes : « Libre à vous ce jour-là de prendre un jour de RTT » ?             

Pierre Bitoun. Qu’il botte en touche n’est guère surprenant. Ce qui l’est plus, c’est qu’il fasse là la promotion des 35 heures.             

28, rue d’Entraigues, à Tours.             

Tél. : 02 47 39 58 30 (de 14 heures             

à 18 heures) ou 06 71 08 96 45.             

Internet rasdemtv@orange.fr             

Entretien réalisé par Sébastien Homer

http://www.humanite.fr/2007-10-19_Medias_-On-est-dans-une-monarchie-mediatique

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16 octobre 2007

Français-médias, la défiance règne

Selon notre sondage LH2-«Libération», 62 % des Français jugent que télés, radios et journaux sont soumis au pouvoir politique.

Libération ? Le Monde ? TF1 et Europe 1 ? Tous pourris ! Tous inféodés au pouvoir politique. C’est le constat – forcément désagréable, forcément féroce – que dresse le sondage effectué par l’institut LH2 pour Libération : 62 % des Français estiment que les médias d’information sont «dépendants du pouvoir politique»«totalement indépendants». quand seulement 7% les jugent «totalement indépendants».

Surexposition médiatique. Maigre consolation : 53 % pensent qu’ils ne le sont «ni plus ni moins» depuis l’élection de Nicolas Sarkozy. Gentil de la part des Français, quand on voit la médiatique du président de la République. Mais entre gauche et droite, la question est clivante : pour une forte majorité de sympathisants de droite (70 %), rien n’a changé depuis l’élection de Sarkozy tandis que 53 % des sympathisants de gauche jugent qu’au contraire, depuis le 6 mai 2007, les médias sont de plus en plus à la botte du pouvoir. Etrangement, l’étendard brandi par François Bayrou pendant la présidentielle semble avoir du plomb dans l’aile puisque seulement 44 % des sympathisants du Modem ont la même impression.

Journalistes débauchés. A la décharge des Français, il faut dire que nombre de journalistes brouillent les pistes. Le passage d’une rédaction aux coulisses du pouvoir n’a pas été inventé par Nicolas Sarkozy mais il s’en est fait le grand spécialiste : Georges-Marc Benamou, éditorialiste à la Provence ? Zou, conseiller spécial de Sarkozy. Catherine Pégard qui a suivi toute la campagne de Sarkozy pour le Point ? Hop, à l’Elysée. Myriam Lévy du Figaro ? Bienvenue à Matignon. Dernier en date à sauter le pas, le journaliste Jean-Marc Plantade lâche la cellule «enquêtes» du Parisien, pour rejoindre le cabinet de Christine Lagarde, ministre de l’Economie en tant que… conseiller pour la communication ! Une sacrée porosité entre journalisme et pouvoir politique, qui n’aide pas à la perception d’une presse indépendante. C’est d’ailleurs le sens du combat mené depuis quelques mois par plusieurs syndicats et sociétés de journalistes qui demandent notamment l’inscription dans la loi de l’indépendance des rédactions.

Libération ? Le Monde ? TF1 et Europe 1 ? Tous pourris ! Tous inféodés au pouvoir politique. C’est le constat – forcément désagréable, forcément féroce – que dresse le sondage effectué par l’institut LH2 pour Libération : 62 % des Français estiment que les médias d’information sont «dépendants du pouvoir politique» quand seulement 7% les jugent «totalement indépendants».

Bourrelets. C’est que le pouvoir politique n’aide pas beaucoup la presse française à être indépendante. Un Patrick de Carolis confesseur de Bernadette Chirac nommé à la tête de France Télévisions, un Jean-Pierre Elkabbach patron d’Europe 1 qui demande conseil à Nicolas Sarkozy pour choisir le journaliste chargé de le suivre, un Laurent Solly directeur de campagne adjoint de Sarkozy bombardé dans le cénacle de TF1… N’en jetez plus!

Si, et du très lourd : comment les Français peuvent-ils juger les médias indépendants quand ils sont tous ou presque détenus par des très proches de Nicolas Sarkozy ? Ainsi Arnaud Lagardère, propriétaire du Journal du dimanche, de Paris Match etc., se considère-t-il comme le «frère» de Nicolas Sarkozy. Ainsi Bernard Arnault, propriétaire de la Tribune, était-il témoin au mariage de Sarkozy qui comptait un autre témoin de choix : Martin Bouygues, qui détient TF1, ami intime du Président. Résultat : entre copains et coquins, on s’entraide. On gomme les bourrelets du président à la Une de Paris-Match ou on dégage de la Tribune un sondage favorable à Ségolène Royal…

Posté par Geneviev à 10:55 - Sarkozy médias - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 octobre 2007

Intersyndicale des Journalistes : pétition pour la liberté de la presse


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Il n'y a pas de démocratie
            sans liberté de la presse

POUR LIRE ET SIGNER LA PETITION : KLIK

Posté par Geneviev à 16:02 - Sarkozy médias - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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