14 décembre 2007
Leucémies autour des centrales nucléaires : Le Réseau "Sortir du nucléaire" demande de toute urgence une étude scientifique...
Leucémies autour des centrales nucléaires : Le Réseau "Sortir du nucléaire" demande de toute urgence une étude scientifique équivalente à celle menée en Allemagne
Un courrier est envoyé à MM Sarkozy (Président) et Borloo (Ecologie) et Mme Bachelot (Santé)
Le Réseau "Sortir du nucléaire" a écrit aujourd’hui au Président de la République, au ministre de l’Ecologie et à celui de la Santé, pour leur demander que soit mis en œuvre de toute urgence une étude scientifique équivalente à celle qui, en Allemagne, vient de montrer que les enfants qui résident non loin d’une centrale nucléaire courent un risque statistique nettement plus élevé de souffrir d’un cancer ou d’une leucémie.
Cette étude a été réalisée par l’Université de Mayence sur demande de l’Office fédéral de protection contre les radiations, à partir de données statistiques portant sur la période 1980-2003 dans les régions proches de 21 réacteurs ou anciens réacteurs allemands. Elle montre que le risque de cancer augmente de 60% lorsque l’enfant habite à moins de 5 km d’une centrale, et de 117% si on prend en compte uniquement les leucémies. L’étude montre aussi que l’excès de cancers et leucémies est détectable jusqu’à 50 km autour des installations nucléaires.
Un des aspects les plus immoraux du nucléaire est qu’il est quasiment impossible d’apporter la preuve directe qu’un cancer est causé par les rejets d’une installation ou d’une centrale : les tumeurs ne portent pas la "signature" de l’industrie nucléaire. Mais des études statistiques sérieuses sont susceptibles de faire apparaître la triste réalité.
Une telle étude, généralisée à l’ensemble du territoire, n’a jamais été menée en France où l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, l’équivalent de l’Office fédéral de protection contre les radiations allemand) est associé dans une structure appelée CEPN avec les exploitants - EDF, Areva, CEA - qu’il est censé contrôler ! Cette structure mène d’ailleurs des activités en Biélorussie dans les zones contaminées par la catastrophe de Tchernobyl... dont elle d’efforce de cacher les conséquences réelles.
Il est donc clair que l’étude qu’il faut absolument mener en France soit être confiée à des organismes totalement indépendants de l’industrie nucléaire et de ses appendices (IRSN, Autorité de sûreté nucléaire, Ministère de l’industrie, etc...).
Cette étude doit englober l’ensemble des installations nucléaires françaises, y compris celles qui sont en cours de démantèlement : suite aux actions du Réseau "Sortir du nucléaire", EDF a été obligée de reconnaître, le 28 novembre dernier, une contamination au plutonium dans l’environnement de la centrale de Brennilis (Finistère), arrêtée depuis 1985. Après 50 ans de nucléaire en France, il est temps que la vérité éclate au grand jour.
Monsieur le Président de la République,
Mme le ministre de la Santé
Monsieur le ministre de l’Ecologie
Nous vous demandons par le présent courrier que soit mis en œuvre de toute urgence une étude scientifique équivalente à celle qui, en Allemagne, vient de montrer que les enfants qui résident non loin d’une centrale nucléaire courent un risque statistique nettement plus élevé de souffrir d’un cancer ou d’une leucémie.
Cette étude a été réalisée par l’Université de Mayence sur demande de l’Office fédéral de protection contre les radiations, à partir de données statistiques portant sur la période 1980-2003 dans les régions proches de 21 réacteurs ou anciens réacteurs allemands. Elle montre que le risque de cancer augmente de 60% lorsque l’enfant habite à moins de 5 km d’une centrale, et de 117% si on prend en compte uniquement les leucémies. L’étude montre aussi que l’excès de cancers et leucémies est détectable jusqu’à 50 km autour des installations nucléaires.
Un des aspects les plus immoraux du nucléaire est qu’il est quasiment impossible d’apporter la preuve directe qu’un cancer est causé par les rejets d’une installation ou d’une centrale : les tumeurs ne portent pas la "signature" de l’industrie nucléaire. Mais des études statistiques sérieuses sont susceptibles de faire apparaître la triste réalité.
Une telle étude, généralisée à l’ensemble du territoire, n’a jamais été menée en France où l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, l’équivalent de l’Office fédéral de protection contre les radiations allemand) est associé dans une structure appelée CEPN avec les exploitants - EDF, Areva, CEA - qu’il est censé contrôler ! Cette structure mène d’ailleurs des activités en Biélorussie dans les zones contaminées par la catastrophe de Tchernobyl... dont elle d’efforce de cacher les conséquences réelles.
Il est donc clair que l’étude qu’il faut absolument mener en France soit être confiée à des organismes totalement indépendants de l’industrie nucléaire et de ses appendices (IRSN, Autorité de sûreté nucléaire, Ministère de l’industrie, etc...).
Cette étude doit englober l’ensemble des installations nucléaires françaises, y compris celles qui sont en cours de démantèlement : suite aux actions du Réseau "Sortir du nucléaire", EDF a été obligée de reconnaître, le 28 novembre dernier, une contamination au plutonium dans l’environnement de la centrale de Brennilis (Finistère), arrêtée depuis 1985. Après 50 ans de nucléaire en France, il est temps que la vérité éclate au grand jour.
Dans l’attente de votre réponse, urgente, nous vous prions de croire, Madame, Messieurs, à notre attachement à la protection de l’environnement, de la santé, et de la démocratie.
Le Conseil d’administration du Réseau "Sortir du nucléaire"
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 800 associations
Communiqué du jeudi 13 décembre 2007 - Contact : 06.64.100.333
Source/auteur : Mailing Sortir du nucléaire
http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=12887
05 décembre 2007
Nucléaire en Libye, au Maroc, en Algérie : Sarkozy ou le néo-colonialisme industriel
Paris, France - Le 04/12/07 - Greenpeace dénonce l’accord de coopération nucléaire entre la France et l’Algérie annoncé par Nicolas Sarkozy lundi 3 décembre, lors de son voyage officiel à Alger. Après la Libye et le Maroc, le Président français tente de mettre l’Algérie sous dépendance nucléaire française, instrumentalisant comme d’habitude les changements climatiques pour défendre les intérêts commerciaux d’Areva.
Sur fond de polémique sur le passé colonial de la France en Algérie, Nicolas Sarkozy s’est lancé dans ce voyage d’État pour « refonder le partenariat d’exception qui lie l’Algérie et la France à travers des projets concrets et des initiatives qui profitent directement aux populations », a affirmé le porte-parole de l’Élysée.
« En quoi promouvoir le nucléaire va-t-il profiter aux populations ? Libye, Maroc, Algérie... Quels sont les deals en cours ? On peut s’interroger sur la volonté de certains États de se lancer dans une technologie en régression au niveau mondial, très risquée et très coûteuse, qui les mettra sous dépendance technologique et énergétique de la France et d’Areva, alors qu’ils disposent de toutes les conditions pour passer directement à un modèle énergétique propre, notamment fondé sur les énergies renouvelables ? », s’interroge Yannick Rousselet, chargé de la campagne Énergie de Greenpeace France.
Vendre des EPR au Maroc ou en Algérie, pays inondés de soleil, ressemble plutôt à du néo-colonialisme industriel. En vendre en Libye est en plus irresponsable du point de vue des risques de prolifération. Et pour construire coûte que coûte l’EPR français de Flamanville (Manche), dont le chantier a officiellement débuté lundi 3 décembre, EDF n’hésite pas à faire le coup de force et à violer la loi française de protection du littoral. La Cour d’appel du tribunal administratif de Nantes doit d’ailleurs se prononcer prochainement sur l’irrégularité de cette construction.
L’enjeu industriel et énergétique du partenariat entre la France et le sud de la Méditerranée, région disposant d’un fort potentiel de renouvelables, concernant en particulier le solaire, doit porter sur des choix d’avenir, qui renforcent réellement la sécurité et l’indépendance énergétique des partenaires, et permettent de lutter efficacement contre les changements climatiques.
« Alors que s’ouvre la conférence des Nations unies à Bali (Indonésie), l’urgence impose de ne pas divertir les investissements énergétiques au profit d’une technologie dépassée. En ce qui concerne le climat, le nucléaire c’est trop tard, trop cher et trop risqué ! », conclut Yannick Rousselet.
Source/auteur : http://www.greenpeace.org/france/
27 septembre 2007
Le rêve méditerranéen de Nicolas Sarkozy : un cauchemar nucléaire
Le rêve méditerranéen de Nicolas Sarkozy : un cauchemar nucléaire
Faute d'empire colonial, Nicolas Sarkozy rêve d'une « Union méditerranéenne » initiée par lui-même, inspirée par la France, exploitée par Bouygues et Areva.
Sa réalisation n'en est qu'aux balbutiements, mais le président
français y met les bouchées doubles. Après l'Algérie, c'est la Libye
qui se voit proposer une centrale nucléaire made in France -
probablement un EPR.
Gageons que les autres pays du Maghreb
et d'Afrique ne tarderont pas à recevoir des offres similaires (déjà la
France est "disposée à accompagner le Sénégal dans son programme
nucléaire"). Au-delà, c'est le marché des pays musulmans qui est visé,
celui des pays émergents, et enfin, le monde entier : de la Chine, où
Areva vient de décrocher « le plus gros contrat nucléaire du siècle »
avec la construction de deux EPR valant quelque 6 milliards d'Euros,
jusqu'aux Etats-Unis, où EDF vient de signer un accord de partenariat
avec "Constellation Energy" pour construire et exploiter de futures
centrales, en passant par la république de Géorgie.
La France de Nicolas Sarkozy, c'est avant tout la France nucléaire, civile et militaire - civile parce que militaire.
Nicolas Sarkozy est l'homme de cette France-là, parce que c'est un
homme de pouvoir et d'ambition, intelligent et volontaire. Il a compris
mieux que personne -en tout cas mieux que ses adversaires- que l'arme
nucléaire n'a rien à voir avec la sécurité du pays, pas plus que les
centrales nucléaires n'ont à voir avec la production d'une énergie
durable et la protection du climat. Il a compris que les armes
nucléaires sont avant tout un élixir de puissance, mais que pour en
jouir pleinement et durablement dans un monde qui mesure de mieux en
mieux les dangers du nucléaire sous toutes ses formes et le conteste de
plus en plus, il faut imposer le nucléaire pour s'imposer
politiquement, il faut mener une politique résolument volontariste, une
guerre de mouvement où interviennent simultanément les troupes du
nucléaire militaire (recherche et développement de nouvelles armes, que
l'on entend se réserver) et celles du nucléaire civil (politique
agressive d'exportations de centrales, pour les autres).
Le point aveugle de cette politique,
c'est son aboutissement : la catastrophe évidente et inéluctable, qui
transformera le rêve en cauchemar.
Evidente, car il est évident que ce
qui a valu pour Israël, l'Inde, le Pakistan, la Corée du Nord,
l'Afrique du Sud de l'apartheid, l'Irak de Saddam Hussein, le Brésil
des militaires, et est reconnu valoir aujourd'hui pour l'Iran des
mollahs vaudra pour tout pays détenteur de technologies,
d'installations et de matériaux nucléaires obtenus et développés « à
des fins pacifiques », qu'il s'agisse de l'Algérie du FLN et du FIS, de
la Libye du colonel Kadhafi, de l'Egypte des frères musulmans, ou de
n'importe quel autre impétrant. Un « détournement » militaire est si
vite arrivé... Presque autant qu'un accident civil... ou militaire.
Catastrophe inéluctable, car les «
protocoles additionnels » n'y feront rien : la prolifération
continuera, justifiée par le refus des Etats nucléaires de s'engager
dans l'élimination pourtant promise de leurs arsenaux, et alimentée par
l'expansion du nucléaire civil. Un jour ou l'autre, il faudra donc
subir quelque part une guerre nucléaire, ou conduire une « guerre
préventive » de plus et en venir à employer des armes nucléaires contre
un pays qui en serait encore privé pour l'empêcher de se les procurer
grâce à ses « techniciens civils ».
« Preemptive war », « deterrent strike
», c'était dès 1990 la doctrine de fait de George Bush père en Irak ;
c'est devenu officiellement celle de George Bush fils avec la « Nuclear
Posture Review » (nouvelle posture nucléaire). C'était la doctrine de
Jacques Chirac depuis son discours du 19 janvier 2006 à l'Ile Longue.
C'est celle de Nicolas Sarkozy, connue depuis sa lettre à ACDN du 18
avril 2007 et confirmée par son discours du 13 juillet 2007 à l'Ile
Longue.
On n'a pas fini de mesurer les effets
de cette stratégie. La responsabilité des adversaires politiques de
Nicolas Sarkozy qui n'ont pas su ni voulu marquer leur différence sur
ce terrain est immense. Celle des journalistes français qui n'ont pas
cherché à soulever la question centrale du rôle du président de la
République en tant que chef des armées et détenteur de la décision
nucléaire ne l'est pas moins.
La responsabilité des "pacifistes" et
des "antinucléaires" dans cette situation n'est pas nulle non plus.
Parmi les « abolitionnistes » français, ceux qui depuis des années
croient pouvoir combattre le nucléaire militaire sans combattre le
nucléaire civil se trompent lourdement, tout comme se sont trompés les
« antinucléaires » qui, dans le même temps, croyaient pouvoir combattre
le nucléaire civil indépendamment du nucléaire militaire. Selon
certains de ces derniers, il était même possible d'empêcher la
construction d'un EPR en Normandie, pourvu qu'on se contente de
réclamer cela, rien que cela, et pourvu qu'on s'abstienne de réclamer
la sortie du nucléaire, un "trop gros morceau" selon eux. Ils portent
la responsabilité d'avoir détourné le mouvement antinucléaire de sa
revendication naturelle : la sortie conjointe et indissociable du
nucléaire civil et du nucléaire militaire. Ils y viennent maintenant,
mais un peu tard : entre temps, le candidat de la France nucléaire
civile et militaire a été élu. Voilà au moins ce que la tournée
africaine de Nicolas Sarkozy aura eu le mérite de mettre en évidence.
Lors des campagnes présidentielle et
législative de 2007, ACDN fut, à son grand regret, la seule ONG
française à interpeller clairement les candidats et les partis
politiques sur la question du désarmement nucléaire et à leur demander
d'organiser, s'ils l'emportaient, un référendum sur cette question.
ACDN fut également la seule ONG à appeler les électeurs à ne voter en
aucun cas pour Nicolas Sarkozy, en raison de la conception qu'il se
faisait du pouvoir nucléaire présidentiel.
Nonobstant cette prise de position
claire et nette, ACDN a pris acte de l'élection de Nicolas Sarkozy,
constaté sa volonté affichée d'« ouverture », et l'ayant entendu se
proclamer « président de tous les Français » le soir de son élection,
lui a écrit dès le 10 mai, se déclarant prête à le rencontrer et à lui
exposer son point de vue.
Suite à ce courrier, la délégation
d'ACDN reçue le 29 juin 2007 à la sous-direction du ministère des
Affaires Etrangères chargée du désarmement et de la non-prolifération
nucléaires a eu l'opportunité de développer pendant près de deux heures
cette Actualité du désarmement nucléaire. Ses interlocuteurs se sont
montrés intéressés, et se sont engagés à transmettre à la présidence de
la République les analyses et les arguments invoqués en faveur d'un
changement de politique. C'est donc en parfaite connaissance de cause
que Nicolas Sarkozy, qui avait déjà reçu une réponse circonstanciée à
ses lettres, a choisi de poursuivre la politique de son prédécesseur,
Jacques Chirac, dans le sens du pire. Et c'est pour avoir accepté le
dialogue avec lui qu'ACDN est désormais fondée à conclure que ce
dialogue ne sert à rien.
Ayant raté le coche des élections de
2007, les antinucléaires n'ont qu'une issue : convaincre la majorité du
peuple français et de ses représentants actuels ou virtuels que la
France doit changer radicalement de politique en matière de défense, de
production et de consommation énergétiques, et de commerce extérieur.
C'est un travail de longue haleine. Il n'interdit tout de même pas de
tenter une action juridique, puisque après tout, par sa politique
militaire nucléaire, la France enfreint la loi internationale.
L'actualité le prouve, il arrive que les puissants eux-mêmes soient
rattrapés par la loi. Alors pourquoi pas les puissances nucléaires,
dont la France ?
source : http://acdn.net/
26 septembre 2007
Grenelle de l’environnement : rassemblement à l’appel de "Sortir du nucléaire"
Grenelle de l’environnement : rassemblement à l’appel de "Sortir du nucléaire" contre la politique pronucléaire de M. Sarkozy
Les déclarations de M. Sarkozy à l’ONU et son accord
nucléaire avec le dictateur libyen Kadhafi sont injustifiables
La question du nucléaire a été tranchée avant le Grenelle
Il faut annuler l’EPR et lancer un plan de sortie du nucléaire
Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle les citoyens à un grand rassemblement de protestation devant le "Grenelle de l’environnement" pour dénoncer la politique pronucléaire de M. Sarkozy ainsi que les décisions prises avant même la tenue du "Grenelle". Trois faits majeurs illustrent la situation :
1) Les déclarations de M. Sarkozy à l’ONU et son accord nucléaire avec le dictateur libyen Kadhafi sont injustifiables
Les déclarations pronucléaires de M. Sarkozy à l’ONU le 24 septembre ("La France est prête à aider tout pays qui veut se doter de l’énergie nucléaire"), ainsi que la signature le 26 juillet par M. Sarkozy d’un accord nucléaire avec le dictateur libyen Kadhafi, sont injustifiables. Ce sont d’ailleurs des preuves de ce que la question du nucléaire a été tranchée avant le "Grenelle", puisque M. Sarkozy veut exporter cette technologie, balayant les problèmes gravissimes des risques, des déchets radioactifs, du terrorisme et de la prolifération nucléaire.
2) La question du nucléaire a été tranchée par le pouvoir avant même la tenue du "Grenelle"
Avant même les déclarations de M. Sarkozy, le "Grenelle de l’environnement" était caduc sur la question de l’énergie : dès sa prise de fonction, le Ministre de l’écologie (à l’époque M. Juppé, mais il n’a pas été démenti par M. Borloo) avait fait savoir qu’il était hors de question de remettre en cause le nucléaire en général et la construction du réacteur EPR en particulier. Certes, le ministère a ensuite concédé qu’il serait quand même possible de "parler du nucléaire" lors du "Grenelle", mais il est clair qu’il ne s’agira... que d’en parler. Toute proposition visant par exemple à "améliorer la transparence du nucléaire" ne serait qu’un subterfuge pour masquer la réalité : la remise en cause du nucléaire est interdite lors du Grenelle de l’environnement.
3) Le décret de construction du réacteur EPR n’a même pas été suspendu le temps du Grenelle
Le Réseau "Sortir du nucléaire" a
demandé que le "préalable pronucléaire" du gouvernement soit levé,
c’est à dire que soit abrogé le décret qui autorise EDF à construire le
réacteur nucléaire EPR [1]. Ce décret a été pris de façon honteuse, par le gouvernement Villepin, dix jours avant l’élection présidentielle.
L’argument du gouvernement, "Nous ne pouvons remettre en cause une
décision déjà prise", est parfaitement ridicule alors que M.Sarkozy a
fait sa campagne présidentielle... sur le thème de la "rupture" :
comment croire que le nouveau Président se sente subitement engagé par
la signature de son "ami" Villepin ?
Il n’est pas possible de participer au "Grenelle" alors que,
pendant ce temps, EDF tente de rendre irréversible la construction de
l’EPR.
Conclusion
Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle
donc les citoyens à un grand rassemblement de protestation devant le
"Grenelle de l’environnement" pour dénoncer le coup de force
pronucléaire du président Sarkozy et du gouvernement et exiger
l’annulation de l’accord nucléaire Sarkozy-Kadhafi.
Mais surtout, il s’agira pour les citoyens d’exiger une loi de
"sortie du nucléaire" afin que la France, comme par exemple
l’Allemagne, en finisse avec l’atome, ses risques et ses déchets, et
investisse réellement dans les économies d’énergie et les énergies
renouvelables.
Cela permettra d’ailleurs de s’attaquer vraiment au réchauffement
climatique tout en créant des dizaines de milliers d’emplois
indélocalisables, en assurant l’indépendance énergétique du pays et en
réduisant les risques de prolifération nucléaire.
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 800 associations
Communiqué du mardi 25 septembre 2007
[1] Ainsi que les décrets préfectoraux grâce auxquels EDF a commencé les travaux préparatoires au chantier de l’EPR.
Source/auteur : Mailing "Sortir du nucléaire"
http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=12143#nh1







